‹ L'évêque Gozlin, ou, Le siége de Paris par les NormandsChapitre 6 sur 46 · LE PÊCHEUR DU GROS-CAILLOU · texte numérisé non relu

LE PÊCHEUR DU GROS-CAILLOU

Adieu, chàtely et vous, antiques toQrs, A qui je laisse en. dépôt raop amiel . • .

Adieu vous dis. . .; mais il viendra le jour,

Le beau jour

Du retour.

Quand tu verras d'un renaissant feuillage

Se revêtir les buissons d'alentour ;

Quand les oiseaux , par de doux chants d'amour,

Ranimeront les saules du rivage ,

Tu pourras dire : Il est tout près le jour ,

Le beau jour

Du retour.

Comme à son nid retourne l'hirondelle.

Je reviendrai dans cet heureux séjour, Le cœur brûlant d'espérance et d'amour.

Mais sij'allais la trouver infidelle !,..

Ah ! j'en mourrais en maudissant le jour ,

L'affreux jour

Du retour.

Tant qu'Adalbert chanta , Adelinde n'exprimait par ses gestes , ni saisissement , ni plaisir ; raais si on l'eût bien considérée, on aurait vu des larmes s'échapper furtivement de ses yeux y cpuler le long de ses joues jusque sur son sein.

« — Votre chant me plaît, dit-elle à Âdàlbert; mais étes-vous seulement un chanteur?

Navez-vous poiqt quelque autre art , quelque autre talent ?

— Ah! répondit Adalbert, grâce à ce talis- /. 3

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man ( et il Lui montra un anneau qu'il avait au doigt , et Âdelinde rougit en voyant cet anqeau), je sais pénétrer dans les coeurs ;j je puis dire aux jeunes filles si elles seront fidèles ; ce qui leur doit arriver, si elles oublient les serments d'amour qu'elles ont faits.

— Yoilà précisément ce que je désirais , reprit Adelinde : vous saurez donc me prédire si mon futur hymen sera heureux?... Mais tant de soins m'occupent aujourd'hui j que je ne saurais consacrer plus de moments à vous entendre.

J'aurais bien voulu savoir de vous, cependant , pourquoi, si jeune, vous vous êtes décidé à courir ainsi le inonde en chantant. Yos aventures doivent être intéressantes r vous me ics conterez. Ce soir, lorsque je serai débarrassée d'une foule » de personnages que j'attends , je vous prierai de me venir trouver.

Puis 9. se tournant vers sa suiv£|t|ite :

(c Barbara, ne souffrez pas que ces voys^geurs soient confondus avec les autres jongleurs qui sont ici rassçinblés : vou^ les placerez dans line chambre particulière. Et, comme ils doivent être fatigués et sentir le Jbesoin de prendre quelque nourriturç , vous leur ferez servir un bon repas.»

Nitardy à ces. douces paroles, se sentit atten* dri ; il se baissa avec respect pour rendre grâce à un€ .si poble dame. J^ singé , qui n'avait paâ

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