‹ L'Évolution actuelle du romanChapitre 8 sur 22 · FLORIAN-PARMENTIER · texte numérisé non relu

FLORIAN-PARMENTIER

On croit a notre époque que le roman esl une forme littéraire des plus capricieuses. Tout grattepapier s'imagine que l'échafaudage d'un roman lui permettra «le placer les coupures de journaux qu'il a collectionnées, les connaissances très vaguement scientifiques qu il a acquise-, les bons mots <>u'il a entendus à la table de ses amis, le moyen, préconisé par le docteur d'en face, de guérir -ans mercure la syphilis, et les thèses sociologiques que lui-même a soutenues devant les dames, dans l'espoir de leur démontrer qu après tout il o était pas plus béte qu'un auti

Autrement dit. le roman a évolué vers la confusion des genn ituation actuelle autorU*» les malins à appeler « roman » tout ouvrage qui risquerait fort de d endre point, - il était donné pour ce qu'il esl -. confuse Bongerie d'instituteur, plaid. -irir- imaginaires d'avocat sans causes, ou inventaire de l>r.ivr marchand <1 antiquité s.

Il n'en demeure pas moins qu un roman, pour être un roman, doit avoir un»' affabulation. Le jargon philosophique, médical ou politici* d o 3 est 1 admissible comme tonalité générale de Btyle. Au contraire, tous les détails, si fouillés Boient-ils gardent leur raison d être, i ih ont leur influei

la psycliologie des personnages. Quant à la philosophie de l'œuvre, il est à mon avis indispensable qu'elle existe, mais elle doit se dégager d'elle-même, sans qu'il soit besoin de recourir aux longues dissertations ni aux hors-d'œuvre.

Tel est, du moins, l'idéal que je me suis proposé pour ma part, en écrivant mon roman Déserteur'^

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