‹ L'evolution d'un mythe; Açvins et DioscuresChapitre 27 sur 53 · CONCLUSION DU CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CONCLUSION DU CHAPITRE PREMIER

Nous avons vu les Açvins, déchus peu à peu de leur importance première, tomber à un rang de plus en plus effacé, avant

(1) Le Risi envoie les Açvins à l'endroit où se célèbre le sacrifice; comme sans eux il ne peut être achevé, c'est-à-dire en langage mythique avoir de tête, les Açvins proposent d'établir cette tête du sacrifice : en échange ils veulent avoir part à l’offrande, et, pour persuader les dieux, ils leur proposent une sorte d'énigme. C’est par une énigme aussi que Cyavàna avait tenté la curiosité des Açvins et les avait décidés à le rajeunir. Ce procédé enfantin est familier à toutes les mythologies.

LES BRAHMANS ET LES UPANISADS

de disparaître complètement et de céder la place aux jeunes dieux du brahmanisme. Gomme eux s’évanouiront la plupart des dieux védiques, images Huantes de la libation, formes inconsistantes de la flamme, condamnées à l’obscurité et à l’oubli par leur mobilité même. Presque tous, les mystérieux Açvi ns euxmêmes, garderont longtemps un rôle dans la liturgie, et, symboles devenus incompréhensibles, ils attacheront leur nom à quelque rite du sacrifice. Mais en vain la tradition brahmanique perpétuera ces noms parmi les générations cfes prêtres. Ce ne seront plus que des syllabes à peu près vides de sens dans la bouche de presque tous les officiants. Les foules ne les connaîtront plus et porteront leurs adorations à des dieux nouveaux, sortis parfois des plus obscures d’entre les divinités védiques, et parés de riches vêtements tissés par la poésie des chants primitifs.

Les poètes érudits, auteurs des épopées brahmaniques, ont seuls gardé le souvenir des anciens dieux, tombés maintenant au rang d’accessoires littéraires.

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