‹ L'évolution de commerce, du crédit, et des transports depuis cent cinquante ans;Chapitre 54 sur 109 · V. Les transports de la pensée. — La poste et le télégraphe · texte numérisé non relu

V. Les transports de la pensée. — La poste et le télégraphe

Historiquement, les fleuves et la mer ont été les premiers traits d'union dans les relations commerciales entre les peuples baignés par leurs eaux ou séparés par ses immenses nappes. C'est à la locomotion fluviale ou maritime que l'homme fait aussi la première application de l'engin mécanique déjà en usage dans l'industrie. Les transports terrestres sont un peu plus lents à s'approprier l'invention, mais ils en font plus vite un plus large emploi. Le moteur n'est pas tout. L'augmentation de sa puissance, l'élargissement du champ qu'il ouvre à l'expansion humaine appellent une modification profonde de toutes les connaissances accessoires du marin et provoquent chez l'ingénieur un légitime et fructueux désir d'adapter la voie aux merveilleux engins dont sont dotés les transports. Parallèlement ou successivement, dans les trois grandes catégories de transports qu'on a

coutume de distinguer : navigation maritime, navigation intérieure, transports terrestres, le demi-siècle à peine qui va de 1825 à 1870 apporte à la poie, aux moteurs et aux véhicules des modifications qui révolutionnent les conditions économiques des transports : organisation, rapidité, sécurité et coût. A ces modes de transports anciens qu'il perfectionne, le xix^ siècle en ajoute deux qu'il crée presque : il ouvre aux transports la voie de l'air, en y lançant des ballons; il offre à la pensée le merveilleux organe de transmission qu'est l'électricité.

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