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2. Ces traités sont ceux de Wliarj^ia (1844) avec les Etats-Unis, celui signé avec la France à bord do VArchbnède (1844). de Canton (Belgique, 4845), le traité avec la Suède et la Norvège (1847) et le traité de Tien- Tsin de 1858, dont Tinobservation amena l'expédition franco-anglaise.
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de 1860, la confirmation et l'élargissement de la liberté du commerce et d'établissement, tandis que les autres nations d'Europe profitaient de leur victoire et stipulaient des traités imités de celui de Pékin \
Le colosse chinois ainsi entamé, mis à un mois de l'Europe par l'ouverture du canal de Suez, conserve cependant quelque chose de son exclusivisme passé. Sans doute les chiffres de son commerce extérieur montent ])ar bonds qui en portent le montant de 130 millions en 1842, au lendemain même de l'intervention anglaise, à 1 milliard et quart en 1876, augmentation de près du décuple en trente ans et, dès 1877, vingt-deux de ses ports sont ouverts au trafic international. Mais la pénétration occidentale y demeure encore relativement faible et ce marché de 300 à 400 millions de consommateurs reste essentiellement le théâtre d'un actif trafic intérieur.
Le Japon, au contraire, tiré comme la Chine de son engourdissement séculaire par l'Amérique, eut. à cœur de regagner à grandes enjambées l'avance de l'Europe et de se faire dans le monde la place que réclamait son orgueil. Jalouses du privilège des Hollandais et des Chinois seuls autorisés à y commercer, les autres nations s'étaient attachées à la conquête d'un débouché fermé depuis deux siècles. La Russie avait tenté un vain effort en 1807. Le 7 juillet 1853, le commodore américain Perry, avec une escadre de quatre navires, mouillait dans la baie de Yedo, sollicitant l'autorisation de se ravitailler et d'entrer en relation avec les îles. D'abord ajournées, les négociations aboutirent l'année suivante à un traité avec les Etats-Unis, suivi de conventions avec l'Angleterre, la France et la Russie, que couronnèrent les déci-
1. Traités avec les Etats-Unis {18.j8 et 1868). le Zollvcivin (1858), le Danemark (1863). le plus remarquable et qui servit de mo(lèl<' aux suivants : Hollande (186;^), Espagne (1866), Belgique et Italie (1868). Autriche
(ISG'.I).
sions de 1858, ouvrant aux navires battant pavillon étranger les ports d'Hakodaté, de Kanagawa et de Nagasaki, et admettant les étrangers à s'établir et à trafiquer dans ces ports.
Moins rebelle que la Chine aux idées occidentales, préparé, à en recevoir les leçons par la révolution de 1868 qui mit fin au régime féodal, instruit par les maîtres européens, le Japon ouvrit toutes grandes ses portes aux hommes et aux produits de rOccideut, en attendant de rivaliser avec eux. Encouragé et facilité par les lignes régulières de navigation d'Europe à Yokohama, Kobé, Osaka, Nagasaki, Hakodaté et Nugata, socialement réhabilité, le commerce extérieur grossit rapidement. De 110 millions de francs en 1869, il passait à 159 millions en 1878 et à 354 en 1889, triplant ainsi en une vingtaine d'années.