DISPOSITIONS TRANSITOIRES
Art. 56. — Tout dentiste pratiquant depuis une période d’au moins huit ans (apprentissage compris) au moment de la fondation de l’École ne sera tenu, pour obtenir le diplôme, que de suivre le cours de deuxième année, sans examen d’entrée.
Il sera admis, en se présentant, à prendre sa cinquième inscription.
Art. 57. — Tout dentiste de la province ou de l’étranger, patenté au moment de la fondation de l’École, pourra subir l’examen général et obtenir le diplôme, sans être tenu de suivre les cours, pourvu qu’il vienne prendre les inscriptions à partir de la cinquième.
Art. 58 . — Il lui sera adressé tous les mois, par la Faculté, le sommaire de chaque cours pendant la durée du mois, et la liste des livres que chaque professeur engage à consulter, de façon qu’il puisse étudier seul et être apte à passer l’examen général.
Art. 59 . — Il ne devra acquitter, comme le précédent, que les droits des cours de deuxième année, d’examen général et de diplôme.
Art. 60. — Ces mesures, toutes de transition, et faites dans le but, tout en relevant le niveau moral de l’art dentaire, de ne léser aucun intérêt et de donner toutes facilités aux praticiens qui sont animés du louable désir de s’instruire, n’auront d’effet que pendant une période de cinq ans à partir de la fondation de l’École.
Le premier projet se terminait par les réflexions suivantes, que je reproduis parce que la plupart d’entre elles se sont réalisées depuis.
L’enseignement serait donné dans un bâtiment spécial contenant un cliniqae gratuite ou hôpital dentaire servant pour les cours pratiques.
Il serait possible, par la suite, d’obtenir de l’Assistance publique que les étudiants de 2® année fussent admis à suivre les consultations dans un hôpital^de Paris, dans le service d’un médecin ou d’un chirurgien.
On pourrait également obtenir un cours d’anatomie pratique, soit à Clamart, soit à l’Ecole pratique.
J’ai pensé qu’il était inutile de m’étendre davantage sur les détails d’organisation et d’administration de l’Ecole, comme de discuter les moyens les plus propres à réunir des fonds, soit la souscription que je propose, soit une émission d’actions, pensant que ce serait l’affaire de la commission chargée de ce projet.
Quant à notre diplôme, je n’ai pas cru devoir en discuter la valeur, car il est certain que, quoi qu’on en ait dit, il ne tardera pas à être connu et estimé du public, exigé même moralement pour les nouveaux dentistes : de nombreux exemples pourraient être cités ; d’ailleurs, la valeur de nos professeurs, les matières enseignées, les connaissances exigées aux examens et l’habileté professionnelle des jeunes praticiens formés par Y Ecole Dentaire de Paris seront pour le public la meilleure garantie.
Voilà, Messieurs et chers Confrères, le projet que j’avais à vous présenter, Il soulèvera bien des critiques, bien des objections, peut-être donnera-t-il naissance à des idées meilleures ; en tout cas, je m’estimerai heureux si j’ai fait faire un pas à la question.
J’ai pensé que nous ne pouvions pas mieux commencer la nouvelle année que par l’étude de cette importante question ; c’est pourquoi je vous propose de nommer au plus tôt une commission chargée de statuer sur le présent projet et d’inviter tous les dentistes qui auraient des projets ou des renseignements sur cette question à les adresser à la commission spéciale.
Il faut agir promptement; que l’on ne s’eflPraye pas des formalités administratives, présentons un projet et nous aurons l’autorisation ministérielle pour notre Ecole, comme nous avons eu l’autorisation de la préfecture de police pour notre Cercle. La question est de commencer quelque chose quand même, comme le disait M. Jourd’heuil à la dernière assemblée générale, de façon à prouver à ceux qui hésitent encore à nous apporter leur concours, que nous n’avons qu’un désir, celui d’être utiles à la profession tout entière, qu’une ambition, le relèvement morale de l’art dentaire en France et que le succès sera pour nous une rémunération suffisante de nos peines.
Ch. Godon,
Chirurgien-Dentiste,
Vice-Secrétaire du Cercle des Dentistes de Paris’