‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 26 sur 141 · L*ÉDL'CATION DANS LE RÈGNE ANIMAL · texte numérisé non relu

L*ÉDL'CATION DANS LE RÈGNE ANIMAL

SOMMAIRE

I. Cr qu'il faut entendre par éducalion. — L'hérédité et l'éducation. — Les ancêtres animaux de rhomme. — Lente et progressive fixation des formes orp^aniques. — Nécessaires conditions de l'action éducatrice. — IL L'éducation des animaux, — A. L'éducation ancestrale. — Le dressage des jeunes animaux par leurs parents. -— Leçons mutuelles chez les oiseaux. — La tendance uaturellc à imiter. — Faihie solidité des éducations anormales.

— B. Les parents éducateurs dans les espèces mammifères. — L'éducation industrielle chez les animaux. — C. L'élevage chez les fourmis. — L'éducation chez les fourmis. — Le langage antennal. — Les exercices gymnastiques des fourmis. — L'éducation sociale. — L'éducation des fourmis esclaves. — Facile perturbation des instincts chez les jeunes animaux. — III. V éducation des animaux domestiques, — Plus grande domesticabilité des espèces sociables. — De la violence et de la douceur dans le dressage. — Fâcheuses conséquences de la brutalité. — L'éducation du cheval chez les Arabes. — Le dressage des faucons. — L'éducation de l'éléphant. — Les chimpanzés domestiqués. — L'éducation «4 la domestication du chien. — Les chiens spécialistes. — L'éducation par simple imitation. — IV. Langage animal et langage humain,

— Diversité des langages. — Le langage et l'action réflexe. — Le langage tactile. — Le langage vocal des oiseaux. — L'éducation vocale chez les oiseaux. — L'imitation de chants étrangers. — Le cri modulé chez le chien et chez l'homme primitif. — Les oiseaux parleurs, -i^ Le c perroquet raisonnable » de Maurice de Nassau.

— Le chien pourrait-il apprendre à parler? — Les mois et les signes.

L — Ce qu'il faut entendre par éducation.

Quel sens précis faut-il attacher au mot « Education »? Les racines mêmes du mot (è ducere) nous en donnent

VOLUTIOK DE l'éducation

ucation, c'est l'art de développer l'élre u tel sens , de le doter d'aptitudes, de uts, qu'abaadonné à lui-même il n"au- ~ Mais déjà celte déiinition doit sus- 1 préjudicielle. i> Est-il bien sûr, peutvogues, que l'éducatiou ait le pouvoir m lui prête? Chaque homme ne naît-il iible latent d'aptitudes, de tendances,

longue chaîne des générations ancesculture d'un jour est aussi impuissante ire? La prétention, que se plaisent à turs, celle de pétrir, comme une molle é & leurs soins, est-elle autre chose •use illusion ?» — Cette objection ra- :onteslablement une part de vérité.

:, dans son corps et dans son esprit,

même tout animal, soit autre chose jbal des influences subies organiqueml par les ancêtres? A vrai dire, ces Lslitué, pour l'espace, une éducation irée cyclique, dont les traces sont resempreintes aussi bien dans la meota- ^anisme. Elles proviennent de causes 'action des climats, des milieux physi-

progénii(-urs ont dû bon gré mal gré .DS l'humanité, tout particulièrement £, du genre de vie, que, depuis les âgesles ancêtres ont dû subir ou adopter, ces, si variées et si piussantes, est ré- Ic types humains dissemblables parle 'it; mais ces types si lentement créés mment se mobilier sans peine. Dans tout cela est vrai ; mais, d'autre part,

du monde organisé nous crie, qu'en )ut être vivant est muable et transfor-

cil. I. — l'éducation dans le régne aniajal 3

mablc ; puisqu'il est simplement le dernier terme d'ane longue série de métamorphoses. Certes , de ri>omme actuel à Tamibe ou à la cellule primitive, grande est la distance; mais pourtant, au cours des siècles, les progéniteurs de l'espèce humaine ont passé par toutes les formes intermédiaires, dont révolution embryonnaire nous ofiFre encore le tableau en raccourci. L'homme est donc et surtout a été uu être extrêmement modifiable. Comment ne serait-il pas éducable ? — jNéanmoins il est à retenir que les formes, les organes, par suite les. fonctions tendent de plus en plus à se fixer. Ainsi^ aux plus inférieurs échelons du règne organique, chea les microbes par exemple, le type spécifique est très muable, et chez les animaux supérieurs, il est facile de provoquer à volonté des monstruosités artificielles à la condition d'agir sur Tembryon. Pour une raison de même ordre, l'éducation proprement dite réussit à modifier en bien ou en mal rindividu humain d'autant plus aisément que cet individu est plus jeune^ qu'au point de vue physique et mental il n'a pas encore acquis une constitution relativement stable.

Ed résumé, il convient de ne point trop ravaler, mais aussi de ne pas exalter outre mesure le pouvoir de l'éducation. Sans doute ce pouvoir est limité, en ce qui concerne l'individu ; mais il acquiert une force considérable, alors qu'un même dressage ou un même système d'éducation sont appliqués avec suite et ténacité à une série de générations. Jadis, en retraçant l'évolution delà morale, e n'ai eu que l'embarras du choix pour trouver et citer des exemples de tendances morales, acquises par Téducar tien et ayant néanmoins toute l'énergie des instincts dits naturels, qui d'ailleurs résultent eux-mêmes d'influences oubliées^ e& réalité d'une éducation spontanée, ayant détemûné dans les cellules nerveuses et surtout cérébr^es la formation .d'empreintes héréditairement transmissibles« Mais mievx que ces considérations générales, un exaaien

l'évolution ds i/édlcation

règne animal au point de vue de l'élevage des Tira h fixer nos idées, à nous donner une opile du pouvoir de Téducation et en même temps

préparera & en aborder l'étude chez l'homme.

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