‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 39 sur 141 · QLUT)ON DB L ÉDUCATION · texte numérisé non relu

QLUT)ON DB L ÉDUCATION

ur mentale des nègres inférieuj'S.

lard à examiner quels fruits a don nés euDc appliquée aux enfants nègres.

transplantée au milieu des blancs, K Ëtals-Unis d'Amérique. Pour l'insrler que des écoles fondées en pays égîon occidentale.

sont l'œuvre des missionnaires, c'esl- ■éocciipe avant tout de l'instruction e point, sur lequel les maîtres insisit celui qui frappe le plus l'attention L Baraka, sur le fleuve Gabon, on apà lire les Écritures en langue mponcependimt quelques notions d'histoire iCS plus avancés des élèves lisaient e( uglais(l). Jusqu'où allait cette con- Lure et de l'écriture? Sans doute pas le rapporte un témoin oculaire, & pronglaises, instituées au Gabon par les L nous a beaucoup parlé des écoles de progrès rapides qn"y faisait l'insons affirmer que tout ce qui a été dit liment faux. On a enseigné à quelques ion à lire, mais à réciter, de routine, perroquets, plusieurs pagesd'un livre.

)orne leur éducation; voilà l'étendue aissances: ils ne savent rien de plus, autre feuillet, non seulement ils ne mot, ni nommer une lettre; mais ils lies de distinguer le commencement Q » (2). Il est clair qu'une instruction

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eu. m. — l'éducation chez lbs isègbbs d'Afrique 77

pareille ne saurait exercer qu'une très faible influence civilisalrice; l'esprit des élèves reste nègre; à peine estil légèrement blanchi? <c Les enfants, dit un explorateur, se laissent volontiers catéchiser par indolence; mais, devenus adolescents, ils oublient tout et no croient plus ni à Dieu, ni à diable, ni au méthodisme, ni au fétichisme, ni aux missionnaires, ni aux sorciers. Rhum et shelling, voilà dès lors leur religion. Pour le reste, ils vivent de la vie de leurs pères, ne pensant qu'à manger, boire, dormir et cultivant la paresse avec Tapathie des lézards » (1). Dans une intéressante discussion tenue à la Société anthropologique de Londres, il y a une trentaine d'années, un commerçant anglais de Sicrra-Leone fit la déclaration suivante, en Tappuyant de nombreux exemples: fc Durant ma résidence à la côte, j'ai employé, comme clercs, au moins vingt indigènes. Presque tous venaient des écoles de mission et je n'en pourrais citer un seul, qui ne m'ait volé ou n'ait commis toute sorte de méfaits » (2).

Pourtant on s'accorde à dire que, durant la période d'enfance, le nègre dépasse en intelligence l'enfant blanc du même âge. Ce serait d'abord un fruit excellent, mais qui n'arriverait pas à maturité. D'autre part, il faut se méfier beaucoup de ces condamnations en masse lancées sur toute une race. Souvent elles résultent dune observation très insuffisante; plus souvent elles sont inspirées par des intérêts de très basse nature et parfois môme visent à pallier d'abominables abus. C'est en vertu de ces jugements hâtifs ou intéressés, que, pendant bien longtemps, on s'est efforcé de justifier l'esclavage des noirs dans les colonies européennes et même d'en absoudre tous les excès. Que les nègres, spécialement ceux dont nous nous

(1) lier te, Sur les côtes de Guinée.

{•Z\ hàriis. Journal of Ihe Anl h Soc, of London, t. III, p. 16^ (1865).

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l'évolution de l'&ducatiois s occupés dans ce chapitre, soient actuollement iirs en général à la moyeane des Européens de nos cela semble incooteslable. S'ensuit-il qu'ils ne doimais Franchir ce degré d'infériorité? Nullement. Qcétres n'étaient pas plus développés, à l'origioe rc civilisation. Pour se perfectionner, il a fallu à e5cendants bien des siècles. Il est donc parfaiteajusté et déraisonnable de prétendre transformer rs d'Afrique en un tour de main et en leur offrant. aain rÉvaugile, qu'ils comprennent peu, de l'autre , qu'ils aiment trop, comme tous les primitifs. action primaire, fùt-elle bien entendue, u'a pas le r de refondre en un instant la nature humaine, dans nos grandes villes d'Europe, où elle est cer~ ent mieux dirigée que dans les écoles de missions on, de Sierra-Leone, etc., elle rencontre beaucoup ires réfractaires. Faut-il en attendre de» miracles Afrique noire où on la montre aux indigènes bien l'on ne la leur donne? Enfin, quand même elle serait lité supérieure, comme, essentiellement, elle vise

à meubler la mémoire de notions jugées utiles, aurait espérer qu'elle ait par surcroît la puissance iger les instincts les plus invétérés. Ceux-ci résul-

touie la vie des ancêtres sauvages. Pour arriver à )rtir, il faudrait de lents efforts en sens contraire e autre nature que l'enseignement scolaire. C'est l'air néglig'3 ce côté de l'éducation, que l'on a vu i fois des sauvages bien élevés, au point de vue i, secouer notre civilisation comme un gênant far- )éjàj'ai signalé des faits de ce genre. J'en citerai un pour terminer ce chapitre: « H s'agit d'un Fanti, levé du milieu des siens à l'âge de huit ans, transn Europe, éduqué chrétiennement, étudia habîle- » théologie, prêcha à la Haye et en d'autres villes lande avec un succès considérable et fut enfin en-

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voyé, comme pasteur, dans son pays. On espérait tout <fc son zèle et de sa foi. Or, à peine débarqué, il retournait k la vie de ses pères » (1). De même que «Tautres faits analogues, celui-ci est intéressant à fifre d'expérience psychologique, attestant la force des habitudes héréditaires. Il n'y a pas à lui accorder d^autre importance.

(i) Boudyck-Bastianse. Y&y. à la côte de Guinée, 200 (4853).. (Cilé par A. Hovelacque^ în Les Xègres^ etc., 443).

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