‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 41 sur 141 · I. Les Cafres · texte numérisé non relu

I. Les Cafres

:hapitre, je me suis attaché à ne par-

cH. IV. — l'éducation des nèghbs de race supérieure 81

1er que des noirs africains les plus inférieurs ; mais il en est d'aulres, qui, d'eux-mêmes, se sont développés dans une certaine mesure et qui sûrement peuvent ou pourront marcher plus avant encore dans la voie du progrès. C'est que notre classification des races humaines est des plus grossières. Nos dénominations: homme noir, homme jaune, homme blanc, ne sont que des étiquettes générales désignant des groupes formés de variétés très dissemblables et réunies seulement par certains traits anatomiques. Sans doute ces traits sont frappants; mais ils n'excluent pas de nombreuses disparités. Nous savons trop que, même au sein des races les plus supérieures aujourd'hui, il existe nombre d'individus mentalement assimilables aux plus frustes des sauvages. Inversement les races dites inférieures comprennent non seulement des individualités, mais même des groupes, qui dominent le reste de leurs congénères. Tel est le cas pour l'homme nègre; et le stupide noir du Gabon, par exemple, ne nous représente que l'échelon dernier des variétés noires, appartenant au type africain. Il nous reste à voir maintenant quelle est la valeur intellectuelle des autres types, comment ils entendent Téducation, comment aussi ils se comportent vis-àvis de l'éducation européenne. Je commencerai cette investigation par les Gafres, si voisins et pourtant si différents des Hottentots et des Bochimans, dont j'ai parlé dans la précédente leçon.

Comment les Gafres traitent-ils, comment élèvent-ils leurs enfants? Ghez les Gafres, ce que quantité de nos compatriotes appellent avec un trop grand respect « le droit du père de famille )> est à peu près sans limites. Moffat raconte que deux hommes vinrent lui offrir leurs enfants, l'un pour une brebis, l'autre pour une provision de perles (t). Mais cela n'est rien; dans presque toute

(1) Moffat. Vingt-trois ans dans le sud de V Afrique, 248.

fant, sa chose, n'est pas infime roit. Od allait parfois beaucoup

r<%gion montagneuse aa~dessus eîlle femme racontait, que, dans l'avaient mise dans un piège à oe grande trappe en pierre, où aux fauves. C'était, parait-il, due dans la région. Les cris de les lions; mais l'appÂt, l'enfant, ié (1). Néanmoins il ne s'agit là, e d'une coutume locale et excepue volontiei-s cruels, les Cafresip leurs enfants. Ainsi, malgré , s'il arrive que, pendant les ie d'un cercle d'hommes man-

bestialtlé ordinaire, il est bien ; empressement part de la pros dans la so&iété cafre la solidapar suite toute naissance d'enaé un avantage, comme un ap~ «s du groupe. M^me les chefs its étrangers, qu'on leur apporte .

ive ordinairement partout, jus- ), les garçons sont préférés aux Cafres, la guerre est encore la aussi bien des chefs que des

it est, pour les Cafres, un évéance, que les parents prennent s aîné, auquel on ajoute seulea, pour le père. Arrive-t-il que, ne à succomber avant que l'en-

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