‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 44 sur 141 · B L ÉDUCATION · texte numérisé non relu

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rmiles pleines de viande ; H lose qu'un feu sans mar-

îs Cafres seraient aussi tola-.

té ayant un caractère scienicls religieux. En dehors do x besoins de leur estomac, |. l'u autre voyageur, plus me, ftignatodc son côté, l'cx- >z les Cafres, du moins quand peu inli^Hectuel : « (juclque- ! renvoyer Mochaulka, mon m'avait à peine indiqué une înt cet exercice de la pensée telle et le rendait incapable [| cessait d'écouter; sa physemblait réduit à l'état d'un eîlle encore. II se plaignait comme il eût été inutile de de sa leçon pour ce jour-.

le chercher & comprendre plus ordinaires, les Cafres t ce que leur disent les << faiuand Moiïat leur demandait ]ue l'influence d'un cadavre le faire pleuvoir, ils répondeur de pluie l'a dit (i) n.

t de convertir, prétendaient yail les nuages et ne leur re en ondées bienfaisantes.

eu. IV. l'éducation DBS S^KITES DE RACR SUPÉRIEURE 95

En voyant les missioDsmres se prosterner pour prier, ils les soupçonnaient de chuchoter à l'oreille de méchants esprits souterrains et empêcheurs de pluie etc. (1).

Moffat ayant amené quelques Gafres à la ville du Cap (1823), ils prirent les vaisseaux pour des êtres animés, reposant sur le fond même de la mer et firent à leur sujet les plus étranges questions : « Est-ce que ces mai-^ sons d'eau se détèlent, chaque soir, comme les bœufs de nos wagons ? Est-ce qu'elles broutent sur la mer pour rester en vie? (2) ». Dans les maisons, les meubles, coffres, chaises, tables, leur semblaient de la plus complète inutilité. « Pourquoi, disaient-ils, prendre tant de peine pour fabriquer ces choses? Pourquoi perdre du suif à faire des chandelles au lieu de le manger ou de s'en frotter le corps? (3) » En résumé, ils ne réussissaient pas à se figurer un autre genre de vie que le leur et, comme leurs chants les plus habituels sont des chants de guerre, ils s*étonnaient fort que les hymnes des missionnaires eussent un autre caractère (4).

En éthique ils n'étaient pas moins primitifs; ils ne parvenaient pas à concevoir l'idée morale du mal ou du péché, ni que leurs pires actions, à nos yeux, fussent en quoi que ce soit blâmables. Le mot boléOy que les missionnaires avaient pris dans leur langue pour synonyme de « péché », signifiait simplement, d'après les Cafres, une chose défectueuse ou désagréable, on l'appliquait à un mauvais couteau, à une flèche mal faite. Les tyrannisait-on? A leurs yeux c'était simplement un malheur et non pas une conduite coupable; entre le meurtre d'un homme et sa mort sous la griffe et les dents d'un lion, ils ne voyaient pas de différence morale (5).

(1) Moffat, 203.

(2) Ibid. 239.

(3) Ibid. 319.

(4) Ibid. 324.

)Ll'T10N DE L KDUCATIOK

it pas plus développé que leur secs

la lecture leur parut quelque chose préhensible. mfime de surnaturel (1); aient une crainte superstitieuse (2), et, ' sur ce poiat, il n'y avait d'autre ' enseigner & lire (3). Certains d'entre s trop de difficulté. A un chef, nommé )c apprit les chiffres et l'alphabet; il î lectures pieuses, auxquelles l'audiain intérêt. Le style violent et imagé :ssion sur lui : « Un fameux homme, le (4) ».

disant en cela d'accord avec tous les rimentés, que, pour amener les sauv'ie des civilisés, il faut tout d'abord :>n on serait sûr d'échouer. Or MofTat s, sincère et honnête. Son assertion prise en considération, mais non pas le la lettre ; c'est qu'elle a une sérieuse . Evidemment on ne saurait admettre

de l'Évangile ait une vertu miracuil est utile, comme introduction à la 'il fournit aux sauvages les moins mal ivantes et quelques idées à leur portée, ifs d'intérêt, dont est absolument déi'enseignement tout sec de la lecture, m delà grammaire, c'est-à-dire de

propres à impressionner la grossière '.- et aussi de nos enfants, psychiquesauvages, ite comment une vieille femme cafre,

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