‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 48 sur 141 · VI. — La t;aZeitr mentale des races noires · texte numérisé non relu

VI. — La t;aZeitr mentale des races noires

Pas à pas et dans plusieurs chapitres, nous avons étudié les diverses variétés du type nègre, hiérarchiquement et en montant des plus inférieures aux plus développées; nous sommes donc en mesure d'apprécier en connaissance de cause la valeur mentale du nègre et son aptitude à l'éducation. — Faut-il accorder une importance capitale aux nombreuses observations défavorables, recueillies, le

(1) aarth. Voy. en Afrique, t. IV. 53.

(2) Ibid. 56.

(3) Ibid. t. II. 128

Hgeùrs? Je ne le crois n conclure que la race •À à peu près en dehors lernes. Est-il bien sûr civilisée, si, au lieu de habitants primitifs les L'itiqucs, germaniques jr de sa peau, l'homme le l'animalilé, et il ne s conditions du milieu tnt, et surtout tant que ie, pour une raison ou :

s des éducateurs, qui léficicr de leurs acquises, il existe une cul- .

ne chez les primitifs et & concevoir ; mais, si arainer les Européens, ehors de la civilisation eux quantité d'indivies noirs de l'Afrique on intellectuelle, aussi , aussi grossièrement Les Hottentols et les rs chariots et les pre- Qt ; mais beaucoup de t pour les locomotives, lin de fer pénétrèrent s même maudirent, en /omissant dçs flammes incaroalioD de Satan. :

irs, s'enivrent, comme lais il en est de même - Bon nombre de nos

€H. IV. l'éducation DES NÈGHES DE RAGE SDPÉBIEUBE 105

paysans ne sont guère plus forts en numération et en arithmétique que les nègres inférieurs et les primitifs de tooti^ race. Pour le langage, la différence n'a rien non plus de bien frappant. Satis doute un littérateur instruit possède un vocabulaire comprenant des milliers de mots,, parfois même dans plusieurs langues ; mais on a constaté depuis longtemps que quelques centaines d'expressions' suffisent très bien à un paysan inculte (*).

(*) A ce sujet, on me saura sûrement gré de citer la lettre sui- ^'anle :

Paris, 23 Novembre 9b.

Monsieur et cher maître,

En écoutant votre cours de ce soir, je ne pouvais m'empêcher, à propos de chaque trait rapporté par. les voyageurs de l'infériorité intellectuelle des nègres, de me rappeler une foule de traits tout à fait analogues, observés chez nos enfants et chez nos paysans sur les points les plus divers de la France. En voici quelques-uns au . hasard.

Les nègres ont une grande difficulté à abstraire, à généraliser et — ce qui est un cas particulier de ce défaut - à être prévoyants. 11 en .est ainsi chez nous, de presque tous les enfants et d'un grand nombre de paysans complètement illettrés. Leur infériorité sur ce point est généralement compensée par d'autres aptitudes inleilec- . taelles poussées à un degré remarquable.

Je sais à La Gambe un chasseur de bestiaux nommé Lemarquand^ * dont le métier consiste à aller aux foires et aux marchés pour mener chez les cultivateurs les bestiaux qu'ils ont achetés. Il* ne sait ni lire ni écrire et à peine compter. On lui confie souvent de 30 à' 90 vaches, bœufs ou taureaux pt>ur dix ou vingt destinations différentes. Jamais il ne lui est arrivé de se tromper. Il a 55 ans environ et fait ce métier depuis Tâge de 15 ans. Tous les cultivatews sont unanimes à vanter son activité, son énergie et son intelligence. 11 lui suffit d'avoir regardé un animal une fois pour savoir sou histoire, d*où il .vient, où il va, combien il est dû pour le conduire, les difficultés et les accidents auxquels il a pu donner lieu. € C'est désormais une figure de connaissance. » Cette expression, employée par Lubbock pour désigner la façon dont certains Cafres reconnaissent leurs troupeaux qu'ils ne peuvent compter,* convient parfaitement à L.

Un marchand de vaqhes d'Isigny, qui en achète environ 200 par an depuis 25 ans et en marchande le double, me disait que jamais une vache qu'il a regardée (c'est-à-dire examinée avec l'inlenlioii

HCATIOM

ment intellectuel, nous h parmi nous et nous pour la culture morale, t l'autre, entre le ccBur : nécessaire et il arrive

e eL qu'il la recoanaltraît D'importé quel marctié ! Il ce n'est pas à sou inetruc-

îlle est ordinairo chet les

mSrae pays, qui eu avait us de vingt ans, lesrecons hésilatioD et sans prreur.

pateurs comme un tour de trtaineroenl fort illettré el

abstraire on généraliser.

Bl les philosophes les plas il qui eussent pu faire c« jtait tournée vers d'auli-es l il avait eu besoin toute sa ■n doué pour cela par la

allribuer sa faible capacité f a 3000 ans cependant, an os ancélies, pai-ce qu'aucun 1 ce penre.

lent instruire, apprennent ttacber aucun sens.

>, lie tous les hommes et de r vie leurs prières en lalin, Idat des environs de Dinan, r qu'il vaut mieux réciter us convenable en parlant à

que vous lui dites. — Cela

comprenne. » Je lui en fls entendu, un setil mol latin

)ieu lui-même devait avoir M plus de dii et peut-être iftii «n sont là.

«nt qui avait dans l'enfance I perroquet, m'a plnsieors plus de vingt ans que le mémoire, il en avait contins pour la quatrième per-

CH. IV. — l'éducation des NÈGRBS de race SUPERIEURE 107

assez souvent qu'un homme très instruit ait conservé un caractère et des mœurs de sauvage. Ce qui importe donc, c'est surtout de savoir si les noirs sont susceptibles d^ane culture relevée, s'il sont éducables. Les essais pratiqués dans les écoles des missionnaires sont insuffi* sants pour trancher la question ; mais la statistique de Téducation aux Etats-Unis nous fournira de plus sérieux

sonne de la Trinité ? — Non, je n'y ajoutais absolument aucun sens. C'était un mot comme les trois antres du signe de la croix. » Ce vieillard cependant n'appartenait certes pas à une race inférieure.

Les nègres, que Ton a civilisés jusqu'à un certain point plus ou moins élevé, sont très sujets à abandonner la doctrine et le costume qu'on leur a imposés et à retourner aux mœurs et à la vie de leur enfance et de leurs concitoyens. On a observé le même fait chez les Arabes d'Algérie.

Des faits analogues ne Sont même pas rares chez nous. Un petit paysan du Midi, élevé à parler la langue d'oc apprend le Français, est mis au CoUège, vient à Paris et fait son droit. Il devient magistrat et de retour dans son pays fait son plaisir de parler son patois natal et de reprendre dans son intérieur la plupart de ses habitudes d'enfance. La même chose s'observe chez le paysan de la Hague. Il se parisiennise à Paris, corrige son abominable accent. De retour chez lui, s'il y revient, il s*y abandonne de nouveau avec plaisir.

La première éducation reçue est une seconde nature, comme la première habitude. Ce que Ton met par dessus est un placage qui menace toujours de s'écailler et de tomber. Il est d autant plus importon et fatigant à porter que le second enduit est par sa nature plus différent du premier. C'est ce qui explique que nos mœurs imposées, par persuasion, par intérêt ou par crainte, à des uègres, leur soient lourdes comme un fardeau et qu'ils Unissent par s'en débarrasser de lassitude.

Un petit changement, comme le passage de la vie rurale et agricole à la vie urbaine et intellectuelle, fatigue déjà beaucoup un jeune français, au moins pendant les premiers mois ou les premières années selon les natures. Un grand changement fatigue un nègre ou un sauvage d'une manière insupportable. Ce n'est nullement chez lui le signe certain d'une infériorité de race.

Cette infériorité existe probablement ; mais on en donne comme preuve beaucoup de faits, qui ne prouvent rien . C'est là tout le sens de ces remarques.

Agréez, je vous prie, Monsieur et cher maître, mes très affectueuses salutations. A. Duxont.

CH. IV. — l'éducation des nègres de race supérieure 109

Je disais tout à Theure, que rinslruction et le progrès moral notaient pas solidaires. Un statisticien distingué des £tals-Unis, M. Fr. Hoffmann, a constaté le fait, pour les nègres, mais d'après la méthode statistique, en comparant, dans les Antilles anglaises, où les nègres sont libres depuis un demi-siècle et depuis lors ont reçu une certaine instruction, le nombre des mariages et des naissances illégitimes au mouvement de la population de couleur et aux progrès de son instruction. Il a trouvé qu*à la Jamaïque, à la Trinité, aux Bahamas, le nombre des illettrés était descendu de 66,8 0/0 à 59,1, tandis que le total des naissances illégitimes avait plutôt augmenté. Il en conclut que nos méthodes scolaires, si artificielles, n'ont guère d'influence morale et que môme, sous ce rapport, elles peuvent plutôt entraver que favoriser Tamélioration des races inférieures, laquelle ne peut s'opérer que lentement par les efforts propres et personnels des individus (1). Il y a certainement un grand fond de vérité dans ce jugement ; seulement il saute aux yeux, qu'on en pourrait faire l'application à nos sociétés blanches les plus civilisées et les plus instruites. Mais nous aurons plus d'une occasion de revenir sur cette grave question. Il est bien certain, que, pour ennoblir le caractère et pour épurer la moralité^ il ne suffit pus d'enseigner aux gens la grammaire^ les mathématiques, même les sciences et les langues étrangères.

(I) Fr. Hoflfman. The \egro inthe West Imites (ia Amerkan atiiiical Association).

EU PITRE V Ltion en Polynésie

SOHÏAIBB

tient cl leur caractère. — Ce qu'il iant prieures >•. — Trails enfantJDS du caracjcur vive curiosité. — L'industrie polyuéayance des NéoZé landais. — Ëitréme 're éducation. — Déformation du crilne oms des enrants. — Les pt^res déirAués nés. — Liberté de l'infauLicide . — nts, — EduoutioD pratique el familiale, artistiques. — Lescauseries du lit comje. ~ La danse. — Tendresse des parents louvelle-Zé lande. — Précodlé iatelleccation sociale spontanée. — Courte du^é<^ — III. Lps connaissances supérietiret éralion et le calcul. — Mesures chronoaisons. — Connaissances astronomiquei>.

s'olions géographiques. — Poésie ualiod'éloquence. — Les harépo ou bardes et omarquable mémoire. — Rôle social des lÉsiens el la civilisation européenne. — indais pour l'iuduslrie européenne. — SOS d'Europe. — Les écoles des missions Tyrannie cléricale à Taïti. — Déchéance pulalioii. — Cas de rechute ensauvage- 'aifoijique chez les primitifs.

s Polynésiens et leur caractère.

Ire, nous avons terminé la première qui a trait à l'éducation chez les 3 chez les races humaines les plus de bien remarquer que cette infé-

CH. V. — l'éducation en POLYNÉSIE lit

riorité est simplemcDt relative; elle n'implique pas, que toutes les variétés de type nègre sont mentalement moio» développées que toutes les variétés appartenant aux. races jaunes ou blanches. Seulement Thomme noir, y compris même les Ethiopiens les plus civilisés, donl je parlerai plus tard, en les groupant autour de TEgypfe, n'a pas créé de civilisations aussi perfectionnées que les races mongoliques et caucasiques. Les races noires, prises dans leur généralité, peuvent donc être considérées comme étant relativement attardées; elles ont gravi un moins grand nombre de degrés dans Téchelle de l'évolution. £st-on fondé, pour cela, à les déclarer atteintes d'une irrémédiable déchéance? Nullement. Certains spécimens de race mongolique ou mongoloïde sont toutaussipeudéveloppésque les plus humbles variétés des races nègres et Thomme blanc lui-même a commencé par vivre dans un état d'extrême sauvagerie. Enfin, aujourd'hui encore, certaines variétés ethniques et individuelles du type nègre sont incontestablement supérieures aux individus les moins développés des races blanches. Cette manière de comprendre l'inégalité des divers types humains est rigoureusement conforme à la grande loi d'évolution, qui régit tous les êtres vivants; elle est en outre la seule qui puisse épargner aux civilisés actuels l'erreur et la faute de trop dédaigner les races encore voisines du point de départ très peu glorieux, mais pourtant commun à. toutes les diverses effigies du genre humain.

Dans notre enquête sur l'éducation an sein des races mongoles ou mongoloïdes, je commencerai par les insulaires de la Polynésie, non pas qu'ils nous représentent le type le plus inférieur de l'homme jaune, mais parce qu'ils constituent un groupe à part, distinct de tous les autres, quoique résultant de croisements divers. Les Polynésiens occupent, dans l'Océan Pacifique, un grand nombre d'îles et d'archipels disséminés depuis l'île de Pâques jusqu'à, la

» DE L KDritATIO:*

noÎDs la itêgré^lioD insulairv )it'B:ianiment homogènes et, par <pic par Inurs qualités, ils cons- ^rienx. défi plus précieax pour f '?tM*iétés bumaioes.

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if -Hsnaler itann de précédentes lobilili'. IVngouemeot subit pour oonabilité. etc.

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cetti^ instabilité cérébrale était ciélé : mais il en était de même civili'ifs. A la ^ionvelle-Zélande, rnrdé tonte sa mdesse première.

parce qne des matelots eurofarioe sur le plus beau de ses geur dit des Harquisieus, qui inés que les habitants de Taïti:

es tient beaucoup de l'enfant; il reconnaissance; il a les mêmes nerveux, inquiet, impatient; la lits saillants de sa nature » (2).

:n l'enfanlîne gaité des Polynévieillards accablés d'inlirmités, i remuer, participer à tous les

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