‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 49 sur 141 · I. (D. d'CrvilIel · texte numérisé non relu

I. (D. d'CrvilIel

uvat,';. i 76.

CH. V. — l'éducation en POLYNÉSIE 113

amusements avec la vivacité du premier âge (1). Les jeux, les danses, les conversations joyeuses, les fêtes remplissaient la vie des insulaires et commençaient dès le matin; presque toujours désœuvrés, ils étaient sans cesse en mouvement (2). « Tout les frappe, dit Bougainville; rien ne les occupe. Nous n'avoQs jamais réussi à fixer deux minutes de suite Tattention d aucun d'eux. Il semble que la moindre réflexion leur soit insupportable » (3).

Quoique les Polynésiens eussent certains procédés, que je vais indiquer tout à Theure, pour mesurer le temps, ils gardaient très mal le souveuir des événements et n'en pouvaient fixer la date, dès qu'ils étaient un peu anciens. A Bolabola, Cook ne réussit point à obtenir des renseignements précis sur l'époque d'une guerre pourtant assez récente; incapables de se rappeler la date des événements un peu éloignés, leur chronologie n'allait pas au-delà de dix mois, de vingt mois au plus (4). C'est pourquoi les Polynésiens estimaient beaucoup les vieillards, fussentils même peu intelligents: dans une certaine mesure, ces vétérans représentaient le passé ; c'étaient des archives vivantes (5).

Pourtant les Polynésiens avaient secoué la stupide indifférence des races tout à fait inférieures, des Australiens par exemple. Au contraire, les Européens et los nouveautés d'Europe excitaient vivement leur curiosité. Ce que les insulaires de Tonga voyaient et apprenaient de l'industrie des Européens leur semblait même merveilleux et ils en discouraient avec un extrême intérêt (6). D'ailleurs l'industrie polynésienne, surtout si l'on veut bien se rappeler

{{) Kotzebue. Hist. univ. voy. vol. XVII. 162.

(2) Mœrenhout. Voy. aux Iles, II. 72, 77.

(3) Bouf^ainville. Edition Bibliothèque des Communes, 246.

(4) Cook (Troisième voyage). Hist. univ. voy. vol.X. 168, 205.

(5) The NeW'Zealanders. 399 (London, 1830).

(6) Mariner. Account of the Tonga Islands. H. 333.

1 ! 4 l'évolution db l'éducation

que la race n'avait pas dépassé TAge de la pierre polie, était fort remarquable et intelligente. Les maisons , les étoffes, les nattes, les armes, les parures, les filets, les hameçons, etc., dénotaient une race adroite, avisée. IjOs grandes pirogues accouplées étaient, dans leur genre, une mervoille; celles des Néo-Zélandais surtout, parleur dimension, leur ornementation artistique, le fini de lear construction, la beauté de leurs pagaies ont toujours excité Tadmiration des Européens (1).

Au reste, les Néo-Zélandais, beaucoup moins efféminés que les Taïtiens, par exemple, avaient aussi plus de prévoyance, plus de sérieux dans Tesprit. Leurs forteresses, leurs pâ, construites sur des rochers inaccessibles et défiant presque une attaque de vive force, étaient approvisionnées pour soutenir un long siège. On y avait bâti des magasins, dont les uns renfermaient, et rangés dans un bel ordre, des javelots, des haches, etc.; les autres, des vivres, des conserves, savoir: des sacs de patates, des fagots de racines de fougères comestibles, des mollusques débarassés de leurs coquilles, cuits, puis desséchés, enfilés et suspendus, des tronçons de gros poissons, ayant subi une préparation analogue, appendus aussi et soigneusement enveloppés dans des feuilles de fougères; enfin de grosses calebasses remplies d'eau (2); en résumé, toutes les ressources, que pouvaient fournir le pays et la civilisation peu avancée de la race.

De telles précautions, longues et difficiles à prendre, une pareille prévision des dangers futurs, une si considérable dépense de travail et d'intelligence pour y parer sembleraient indiquer une race sérieuse, mûre pour une civilisation supérieure; pourtant le fonds sauvage, la légèreté des primitifs éclatait chez les Néo-Zélandais, au

(1) Dumont d'Urville. Voy. de V Astrolabe, t. II. 66. Pièces justificatives.

(2) Ibid. 284 (Notes) et Pièces justificatites, 54, 57.

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moment où on s*y attendait le moins, alors même que leur attention, leur attention intelligente, semblait le plus sericusmaent fixée. Ainsi ils admiraient beaucoup les vaisseaux européens; Dumont d'Urville rapporte môme que le gréement de son navire, l'Astrolabe, les intéressa extrêmement et encore plus la manœuvre des voiles, qu'ils paraisaient suivre avec un vif intérêt ; seulement, pour les rejeter dans la futilité enfantine, il suffisait que le sifUct du conlre-maître se fit entendre. A ce bruit étonnant tout était oublié; ils se pressaient autour du porteur de ce merveilleux instrument ; ils voulaient en jouer ot ne pouvaient s'en détacher (1). Le gouvernail des barques françaises les ravissait d'admiration ; ils s'en démontraient l'excellence, demandaient la faveur de tenir la barre ; mais ils ne remarquaient pas combien les rames européennes, fonctionnant en levier fixe, avaient d'avantage sur leurs ps^aies sauvages, qui nécessitaient une grande déperdition de force. Ce qui les frappait surtout dans l'usage de la rame, c'est que les hommes tournaient le dos au but à atteindre et cela leur semblait tout à fait ridicule (2).

En résumé, les Polynésiens, tels qu'ils étaient et sont restés aussi longtemps que les Européens leur ont permis de vivre à leur guise, peuvent se comparer à des enfants légers, sensuels, mobiles, doués d'une intelligence assez vive, mais à courte portée et incapable de se fixer. Il nous reste à voir à quelles influences éducatrices ils étaient soumis, quels enseignements ils recevaient.

IL — La première éducation.

Chez les Polynésien^, pas plus que chez les nègres d'Afrique, il n'existait d'écoles analogues aux nôtres. Là

(1) DamoQt d^Urville. Loc. cit. t. IL (Noies) 249.

(2) Ibid. 268.

116 l'évoldtion de l'édlcatios

eniiore la première éducation se donnait par les parents,

i — !• 1- — le jeu delà vie sociale. C'est direqae

rail sensiblement suivant les archi- Société, on vivait surtout pour le 3s gymnastiques n'étaient plus guère ook, débarquant fi Taîti après une reippé du contraste entre la virilité des îse efféminée des TailJens. Les ppfticlés, entretenaient et développaient lérîeux exercices de lutle et de pu- Taïti, on était gras, mou, indolent; r la fatigue, et la gymnastique s'y le conviction (1).

is îles, sinon dans toutes, car le fait à la Nouvelle-Zélaude, les femmes bain, au bain froid, immédiatement t et le nouveau-né était aussi lavé lans nombre d'Iles, surtout dans le . le nouveau-né, surtout s'il était Hls un trailement particulier; on pétrisléte afin de le doter d'un front étroit partie supérieure. Au commun des ion de sexe, on aplatissait l'occiput et ?st-à-d ire qu'on s'efforçait d'exagérer, ères de la race mongole. On consimlé constituait, surtout pour une avantage. D'ailleurs le genre de la lie variait d'une île à l'autre (2).

aux enfants leur étaient personnels nient aux parents, soit par tes cir- ;sance, soit par l'aspect on le carac> n s'appelait » Première année », ou

lyage). Hist. jiniv.

lux lien, l, n, 58.

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« Dixième année », c'est-à-dire né durant la première ou la dixième année du mariage. Un autre portait un nom d^arbre, ou bien un nom tiré de sa manière d'être, par exemple, « qui frappe du pied », « qui tremble de rage ». Un petit garçon s'appelait « qui déracine la fougère du sol rouge », parce que son grand-père avait été tué, pendant qu'il se livrait à ce travail {New-Zesilanders 392).

Quoiques les Polynésiens tinssent pour complètement licites l'avortement et l'infanticide, ils ne traitaient pas durement les enfants épargnés. Dans les familles des chefs, le fils, par le seul fait de sa naissance, détrônait théoriquement son père, lui succédait et on lui témoignait le plus extrême respect. Sans doute le père continuait à gouverner, durant l'enfance de son héritier, mais comme simple régent et il ne se présentait devant son fils que nu jusqu'à la ceinture, c'est-à-dire dans la tenue d'un inférieur devant son supérieur, conformément aux règles de l'étiquette polynésienne ; enfin, le plus ordinairement, il cédait le pouvoir même, dès que le jeune prince était en âge de gouverner (1).

Chez les simples particuliers, la même chose se passait en plus petit. Tout homme marié n'était plus chez lui que le second, dès qu*il lui naissait un enfant mâle, et il devenait de plus en plus soumis à son fils, à mesure que ce fils grandissait. Il semble pourtant que la mère conservât le droit de mettre à mort son enfant, au moins durant la première année de sa vie, quelquefois jusqu'à trois ou quatre an? (2). Or, cette liberté si prolongée de l'infanticide s'accorde mal avec l'adoration du fils nouveau-né. Il est probable que cette dernière coutume était particulière aux classes aristocratiques et ne s'appliquait qu'à l'héritier présomptif, accepté et reconnu. Quoi qu'il en

(1) Cook (Deuxième voyage). Loc. cit. vol. VII. 417. — Mœrenhout Loc. cit. H. 13.

(2) Giraud-ïealon. Orig. Famille, 129.

puisse être, elle était incompatible avec rintervention de l'autorité paternelle dans Téducation. Le plus souvent le

. père n'exerçait en effet aucun contrôle sur les actions de son enfant; quant à la mère, son droit d'intervenir était plus nul encore; l'enfant ne lui obéissait jamais et souvent

.même le père le poussait à l'insulter (1).

Les enfants recevaient néanmoins des parents une certaine éducation pratique, mais sans subir la moindre contrainte. Ainsi les garçons apprenaient à darder des javelots, à lancer des pierres, à lutter, à courir, à fabriquer des armes, à construire des pirogues et des maisons ; enfin on les dressait à connaître et à observer le cérémonial religieux usité dans les pratiques du culte aux moraïs (2). De même les filles, mais sans y être jamais forcées, suivaient leurs mères et apprenaient d'elles à préparer les écorces pour la fabrication des étoffes, ou bien à faire des nattes. Les plus belles étaient élevées avec de grands ménagements ; on les engraissait et on évitait de les exposer au soleil, etc. (3). Pour la natation, les enfants des deux sexes* l'apprenaient dès la première enfance; ils jouaient dans Teau plus souvent que sur la terre et tous devenaient des nageurs de première force (4).

La vie commune, le commerce de tous les instants avec les personnes de la famille^ avec les amis, avec tout le monde achevaient de les initier aux idées, coutumes, connaissances, défauts et qualités de leur race et de leur pays. Sans exception, ils entendaient toutes les conversations et assistaient à tous les actes de l'existence. Dans la vie domestique rien ne leur était caché et Ton sait que les Polynésiens ne connaissaient pas la pudeur. Dès le matin, à l'aube, les habitants de la maison, qui ordi-

{]) Ellis. Polynesian Researches, 261.

(2) Mœrenhout. Loc. cit. II. 60.

(3) Ibid.

(4) Ibi(L, 60.

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uairement logeait plusieurs ménages et formait un petit clan, s'en allaient à la rivière, avec les enfants de tout Age que les femmes baignaient dans Teau froide. A ce moment de la journée, les adultes se bornaient à se laver les mains, la figure, la bouche; puis la matinée se passait à babiller, à jouer galment. Ensuite les hommes travaillaient à leurs armes, à leurs filets, à leurs pirogues, à la construction de leurs maisons; les femmes fabriquaient leurs nattes, et détachaient des écorces pour leur tapa. Lics gens de la classe servile s'en allaient chercher du bois, des provisions, faisaient la cuisine. Le soir se dépensait en récréations intelligentes. Après le coucher du soleil, on s'éclairait avec des flambeaux primitifs, faits de noyaux oléagineux enfilés sur une baguette. C'était alors le moment des conversations, des chants, des légendes mythologiques, cosmogoniques, historiques, des déclamations, des danses mimiques (1). Enfin venait Theure du sommeil ; une large plateforme exhaussée et couverte de nattes servait de lit commun à tous les habitants de la maison. Les pères et mères se couchaient au milieu^ enveloppés dans leurs « étoffes à dormir » ; ils séparaient les jeunes gens et enfants, couchés ordinairement tout nus, les garçons d'un côté, les filles de l'autre. Une même natte couvrait tout le monde; mais, avant de s'abandonnner au sommeil, on causait longtemps, surtout on se récitait des légendes, des contes poétiques (2).

On voit que, durant cette existence commune, à laquelle ils étaient si intimement associés, les enfants des deux sexes pouvaient aisément compléter leur éducation. Ils apprenaient ainsi quantité de choses utiles à savoir dans leur milieu social ; mais le moindre souci des parents était de leur cacher tout ce qu*on s'efforce de leur laisser ignorer dans nos sociétés civilisées. Les conversations

(1) Mœrenhout. Loc. cit. H, 75, 77, 78.

(2) Mœrenhout. Loc, cit., 80.

ITIOH BE L ÉDUCATION

9 cesse el auxquelles ils prenaient t extrêmement licencieuses ; car t la grande occupation et ta grande qui n'y voyaient aucun mal. Leurs étaient ordinairement erotiques ; ie très bonne heure aux filles une l lascive, la timorodie, qui jouait i divertissements et les fêtes : « Il y e appelée timorodie, qui est exélles, toutes les fois qu'elles peuvent e huit ou dix : celle danse consiste ( extrêmement lascifs, auxquels on :s dès leurs premières années ; ea le de paroles, qui, plus clairemenl expriment la lubricité (1) >■- En gé- B, art social par excellence chez les t cultivé avec grand soin à Taïli et s mesure impeccable, aussi bien, dit u faire les meilleurs danseurs d'Euoins communes à toute la Polynésie, mmoins tout particulièrement celles is civilisés, notamment celles des

irrivait souvent que l'enfant, aussile de se suffire, quitl&t ses parents i semblait se construire un ojoupa illes; dès lors, il ne paraissait plus leurs ; mais ceux-ci ne cessaient pas ■e(3).

nde, la race, resiée rude et vivant ttence était moins facile et le climat ait pas aux plaisirs autant de temps

;el. Hùl. nnii: r»y. v. i68.

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qu on le faisait à Taïti et l'éducalion des enfants était quelque peu différente. — Au moins pendant la première enfancCf les parents, le père et la mère, paraissaient également attachés aux enfants et ils leurs montraient beaucoup d'indulgence, même de tendresse. Un chef, qui, en sortant de sa case pour s'embarquer dans un canot, avait involontairement heurté du pied un de ses petits enfants, revint sur ses pas, prit dans ses bras l'enfant qui criait, le choya, et ne partit qu'après l'avoir consolé (1). Au reste, les pères se chargeaient ordinairement de soigner leurs enfants, dès qu'ils étaient sevrés, c'est-àdire vers l'âge de trois ans. A partir de cet âge, le père habituait l'enfant à rester suspendu à son cou, même pendant la nuit et sous la natle paternelle (2). L'intelligence des petits Néo-Zélandais était précoce, habituellement supérieure à celle des petits européens du même âge (3). Les petits garçons assistaient aux réunions publiques, où les pères les portaient dans leurs bras. Là ils entendaient parler d'affaires politiques, guerrières, religieuses et on les voyait très attentifs dès l'âge de quatre ou cinq ans. Souvent ils faisaient des questions à leurs parents, qui leur répondaient complaisamment. A huit ou dix ans, les enfants paraissaient tout à fait initiés aux mœurs et aux coutumes nationales. On leur avait appris à danser, à pagayer, à se servir des armes en usage. II n'était pas rare de voir des enfants de cet âge, même des petites filles, chanter le pihi, la chanson de guerre, ou copier la mimique guerrière, dont usaient les Néo-Zélandais pour effrayer l'ennemi (4). Les fils de chefs, devaient, de très bonne heure, faire leurs preuves sur le champ de bataille. Ainsi le fils d'un chef appelé Schongui, qui

{{) NeW'Zealand€r8,2S6, (London 1830).

(3) Ibid. 390.

(4} Dumont d'Urville. Ià)c. cit. IL 25.

l'^'OLCTIOX DB L ÉDTCATIO?!

le trerlaioe oolori^lé en Aoçtelerre où il anil , aTait acqaisaDC grande infloence pour sToir >mnie avant d'avoir alteinl »a quatorziHne

le que l'afleclion paternelle, si rive chez le? lais, s'éleîgoail d'asseï bonne heure : car oo çvre^ ne plos s'inléresser à leurs fils, dè^ paient l'Age de oeuf à dix ans (2).

lUvelle-Zélaode, de même que dans tons le< lipels polyoésieos, la société se composait oni- Iç nobles et de serfs. Les cbefs Néo-Zélandais, irax, étaient intelligents, curieux, avides de (•1/, comme nous le verrons tout à l'heure, el inles observations ne s'appliquent guère qn'sui s chefs. Ceux-ci, les rangaliran, disaient aox qu'il serait très bien de donner de l'instruction mils, mais que pour les enfants du populaire. ujours à vivre à l'étal servile, à n'avoir ni proierviteurs, l'instruction était chose absolument

ensemble de faits, recueillis et attestés par les et eiiplurateurs les plus dignes de foi, il résulte j n<'-Rie, comme en Afrique, l'éducation, au iremitro, <'-tait d'abord familiale, les pères s'oc- ■uucoup de^ garçons; les mères, des lilles; itùt la prcmii^re enfance passée, l'éducation >ciale, surtout pour les garçons appartenant à istocratiquc. Majs les Polynésiens avaient déjà iluptdité (les premiers âges; leur intelligence c éveilli^'c, aclive. puisqu'ils possédaient une dos k'gendcs mythologiques et cosmogoniques

■nUiiitl'-i-i. 347. 31)0. 291.

Troisi.''me voyagel. J/isf. udÏd. voy. val. IX. 2SS.

t iITrville. IMC. cil. 347.

cil. V. — l'ÉDU,CAT10iN en POLYNÉSIE 423

et, en somme, un ensemble de notions et d^art relativement supérieurs, que les mieux doués d'entre eux s'assimilaienty apprenaient et qu'il me reste à indiquer.

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