‹ L'évolution de l'esclavage dans les diverses races humainesChapitre 26 sur 147 · II . — Les castes ouvrières chez les fourmis et les ter · texte numérisé non relu

II . — Les castes ouvrières chez les fourmis et les ter

7niles.

Pour toutes les espèces vivantes, animales ou végétales^ la vie est une lutte perpétuelle, puisque, sous peine de mort, il faut arriver à se reproduire et à s'alimenter en dépit de la concurrence acharnée des espèces rivales. En outre, au sein d'une même espèce, les individus euxmêmes se font concurrence et, par le seul fait de leur existence, se rendent mutuellement plus dures les conditions de la vie. Du moins, il en est ainsi tant que les individus sont en période anarchique et ont pour devise : « chacun pour soi » . Pour amortir Tâpreté de ce combat de chacun contre tous et de tous contre chacun, il n^est qu'un moyen, lassociation, d'autant plus efficace qu'elle est plus intime. Cette loi est universelle ; les hommes et les animaux lui sont également soumis.

Mais, dans une société un peu complexe, les fonctions qu'il est nécessaire de remplir, sont diverses : il faut se défendre contre les nuisibles influences du milieu extérieur, aussi contre les attaques des espèces ou des sociétés concurrentes ; en même temps, il faut vaquer aux occupations domestiques, aux travaux que Ton peut appeler industriels, et dont la bonne exécution est nécessaire au salut commun. II en est ainsi pour les sociétés humaines et aussi pour les sociétés animales un peu différenciées, par exemple, celles des fourmis, des abeilles, des termites, dont les aptitudes industrielles sont déjà fort dévelop pées.

Pour parer à ces nécessités sociales, divers moyens,, diverses institutions, si Ton veut, peuvent être mis eu usage. Le procédé le plus simple est Tégalité fonctionnelle. Dans les sociétés égalitaires, il n'y a encore nulle division

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