L*ESCLAVAGE AU MEXIQUE ET AU PÉROU
plaçait. Le mariage avec une femme esclave asservissait ' Thomme libre. Quiconque ravissait un homme libre pour ea faire un esclave devait périr sous le bâlon et sa femme et ses enfants étaient vendus (1). Enfin le maître pouvait faire de ses femmes esclaves des concubines ; mais leurs enfant* n'héritaient point (2).
Dans toutes les nations mayas, les sacrifices d'esclaves étaient fréquents. Les Quiches commençaient ordinairement leurs fêtes religieuses par des sacrifices de ce genre ; en outre, on en faisait d'autres, lors des fêtes réglées par le calendrier et aussi pour solliciter telle ou telle faveur : par exemple, pour avoir un fils, pour avoir de la pluie, pour que les abeilles eussent assez de fleurs, pour obtenir une bonne moisson, etc. De préférence on sacrifiait des captifs, puis d'autres esclaves, au besoin ses propres enfants (3) : à tout prix il fallait payer par une sanglante oETrande les bienfaits de? dieux. Dans l'Yucatan, les noyades du puits de Chichen sont devenues célèbres. Le puits de Chichen, large et profond, était une sorte de gouffre avec un escalier en spirale descendant jusqu'au niveau de Teau ; on y noyait des jeunes filles, quand on appréhendait une mauvaise récolte ou une calamité quelconque (4). — Dans l'Yucatan, d'ailleurs, les immolations de captifs étaient si ordinaires, que Ton avait, pour chaque pays voisin et ennemi, un arbre spécial, aux branches desquelles on suspendait les têtes des victimes sacrifiées (rî).
Toutes ces contrées étant suffisamment peuplées et les guerres étant très fréquentes, Nahuas et Mayas se procuraient sans trop de peine des prisonniers à sacrifier et des esclaves à garder; or, il en était de même au Mexique.
(1) Bancroft. Loc, cit. L 650. IL 658.
(2) Ibid. L 650.
(3) Ibid. IL 68^709.
(4) Ibid, L 704-705. — IL 704.
(5) Ibid. L 746.
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