CONFLIT ENTRE NORD ET SUD
lui, comme elle l'avait été pour son p édécesseur la grande difficulté intérieure à vaincre. Les Sudistes qui n'étaient autres que les membres du parti révolutionnaire kouomintang du premier Parlement dissous illégalement par Yuan Chi-Kaï le 4 novembre 191 3, avaient constitué à Canton un gouvernement de fait que ne reconnaissaient pas les puissances et qu'elles n'ont, du reste, jamais reconnu. Nordistes et Sudistes avaient trouvé des généraux (toukiuns) pour défendre leur cause.
des deux Républiques ou d'un autre pays à leur importa" tion, exportation ou transit.
Article V, — La Déclaration de la République allemande de ce jour et les stipulations du présent accord seront prises comme base pour la négociation du traité définitif.
Article VI. — Le présent accord est rédigé en allemand, en chinois et en français ; en cas de divergence d'interprétation le texte français fera foi.
Article VII. — Le présent accord sera ratifié le plus tôt possible et entrera en vigueur dès le jour où les deux gouvernements ont fait connaître l'un à l'autre que les ratifications ont été effectuées.
Fait à Pékin, en double exemplaire, le 20 mai 1921 correspondant au 20® jour de la 5® lune de la 10® année de la République chinoise.
Signé : von Borch.
Signé iW.W. Yen.
Dans cette guerre peu meurtrière, mais gênante i tous points de vue pour la Chine, le sort des armes, après avoir été contraire aux Nordistes, le devint aux Sudistes. Le maréchal Touan Tsi-Jouei, président du Conseil, se décida à se rendre auprès des généraux nordistes pour s'entendre avec eux sur la continuation ou la cessation de la guerre. Il fut convenu que les opérations seraient continuées jusqu'à la pacification de la province du Hounan, après quoi Pékin négocierait avec le Sud, si les prétentions de celui-ci étaient acceptables. Malgré tout, les opérations traînaient en longueur ; de part et d'autre la lassitude des militaires et leur désir d'en finir étaient manifestes ; mais Pékin ne pouvait se résoudre à rappeler les membres de Tancien Parlement, réfugiés à Canton, condition cependant sifie qua non de tout essai de réconciliation de leur part.
Fong Kouo-Tchang, comprenant que l'absence de toute assemblée était un danger pour l'existence mêihe du régime, fit voter par un Sénat provisoire, composé des délégués généraux du Nord, des lois électorales, et, en vertu de ces lois, les élections aux Chambres eurent lieu en juillet ; le 12 août 1918,1111 nouveau Parlement se réunissait à Pékin.
Cependant l'influence du président Fong pâlissait à Pékin devant celle du maréchal Touan Tsi-Jouei,