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Canule pour drainer la plèvre (Ambroise Paré

Cet instrument est essentiellement le même que celui dont on se sert encore pour la trachéotomie (modifié par l'adjonction d'une canule interne).

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ne correspondent pas du tout aux luxations traumatiques vraies du genou, mais à tous les déplacements tels que tumeur blanche ancienne, genu valgum, etc. ; il est évident que tout cela n’est pas de Paré et a été traduit des auteurs anciens. De même aussi le traité des monstres qui termine l’in-folio est un ouvrage sans aucune valeur, rempli d’anecdotes bizarres ou absurdes empruntées le plus souvent à Pline l’Ancien et orné de figures imaginaires extraordinaires. Le véritable Paré doit donc être recherché avec soin au milieu de cet in-folio qui contient tant de choses qui ne sont certainement pas de lui : on peut le retrouver sûrement dans les observations cliniques qu’il rapporte avec plus ou moins de détails et qui sont presque toujours intéressantes et instructives ; celle, par exemple, de M. le duc d’Arscot, qui était couché depuis sept mois au lit pour une plaie grave de la cuisse par coup de feu avec fracture ouverte du fémur' au-dessus du genou : le blessé avait le « cropion ulcéré » large comme la paume de la main, de la fièvre et de la diarrhée rebelle; on jugeait son cas désespéré. Paré le vit, entreprit de le soigner et le guérit en faisant de fréquentes irrigations dans la plaie avec du vin, de l’eau de vie, du vitriol calciné (sulfate de cuivre) en solution; grâce à cette antisepsie avant la lettre, le noble seigneur put s’en tirer avec une simple ankylosé du genou. De même encore l’observation du « maistre tailleur d’habits Jean Bourlier demeurant rue Saint-Honoré », auquel Paré ouvrit une « apostème acqueuse » du genou (hydarthrose), « en laquelle trouvay une pierre de la grosseur d’une amande, fort blanche, dure et polie » (corps étranger articulaire); le malade guérit fort bien et survécut longtemps à cette opération hardie. Il faudra attendre trois siècles pour que les chirurgiens osent de nouveau ouvrir une grande articulation pour en retirer un corps étranger articulaire, cette fois

LA CHIRURGIE DE LA RENAISSANCE

sous le couvert de l’antisepsie. C’est là qu’est le vrai Paré et non dans les traités remplis de descriptions bizarres ou souvent même incompréhensibles, tels ceux des fièvres ou des monstres. Il est certain que Bernard Palissy, contemporain- de Paré, dont on le rapproche souvent, non sans quelque raison, nous a laissé une œuvre bien plus personnelle et bien plus remarquable parce qu’il ne décrit jamais que ce qu’il a vu et contrôlé lui-même.

Comme pour tous les « hommes représentatifs »,

Fig. 33 et 34.

1. Réduction d’une luxation de l’épaule par le procédé de l’échelle (d’après le

dessin attribué au Primatiee, dans la collection des chirurgiens grecs de Guide Guidi (1544).

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