‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 100 sur 164 · Bech. philos., p · texte numérisé non relu

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Hébert. io

ont été révélées simultanément^ », mais il insiste surtout sur l'impuissance de la raison individuelle, isolée, à fonder la certitude.

Les dogmatistes « conviennent de la nécessité d'admettre sans preuves ce qu'ils appellent les premiers principes, les vérités premières. Demandez-leur quels sont ces principes, ces vérités ? Ce que chacun croit invinciblement, répondent les dogmatistes. Mais le fou croit invinciblement Terreur qui fait sa folie. La croyance individuelle même invincible ne suffit donc pas pour discerner avec certitude la vérité de l'erreur ou pour s'assurer des premiers principes^ ».

Et plus loin :

« ... L'homme est dans l'impuissance naturelle de démontrer pleinement aucune vérité, et dans une égale iuipuissance de refuser d'admettre certaines vérités... C'est cette impuissance de douter, ou du moins, si l'on doute, l'assurance d'être déclaré fou, ignorant, inepte, par les autres hommes, qui constitue toute la certitude humaine. Le consentement commun, sensus communis, est pour nous le sceau de la vérité; il n'y en a point d'autre^. »

Conclusion : « L'autorité est tout ensemble l'unique fondement de vérité et l'unique moyen d'ordre ou de bonheur. L'obéissance de l'esprit à l'autorité s'appelle foiy l'obéissance de la volonté, \>ertu ; toute société est dans ces deux choses. Ainsi le genre humain, comme l'enfant et plus que Tenfant, a sa foi, qui est toute sa raison ; et il a sa conscience ou le sentiment, l'amour des vérités sociales qu'il connaît par la foi ; et la foi au témoignage du genre

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