‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 105 sur 164 · Cf. Second discoiws sur la Religion · texte numérisé non relu

Cf. Second discoiws sur la Religion

2. Doctrine de la foi, J^ 1 1 . Schleiermacher vécut de 1768 à i834-

orthodoxie? Nous ne le croyons pas, comme nous le dirons plus loin en étudiant les idées de Loisy. Enfin, est il bien vrai que la religion soit toute de sentiment, si elle est la conscience de notre dépendance à l'égard de Dieu et de l'ordre universel qu'il a fondé ? Qu'elle soit le sens de l'infini, nous n'y contredisons pas. Mais se représenter cet infini comme un Dieu et comme un ordre universel fondé par lui, cela suppose V intervention de l'intelligence.

C'est que — nous l'avons dit au début — il est impossible au sentiment de ne pas chercher à s'intellectualiser. L'Eglise a eu raison de ne point permettre à l'homme de s'enfermer dans une seule de ses facultés, comme semble l'y convier Schleiermacher.

Mais accepter l'intelligence, c'est accepter que se pose la question de la valeur objective des représentations qu'elle emploie. Et c'est bien ainsi que l'Eglise entend les choses. Elle ne consent point à juger simplement de l'arbre par ses fruits, à se contenter pour les dogmes d'une vérité pratique, d'une valeur symbolique ; c'est une vérité théorique, une valeur objective qu'elle n'a cessé et ne cesse de revendiquer pour eux.

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