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« fait historique » qui la fonde. Et comme il n'admet que dans les grandes lignes les conclusions de la Critique, il lui est facile de triompher en déclarant qu'il en reste toujours assez pour « prouver l'autorité de l'Église^ ».

C'est la question. M. Brunetière a, certes, le droit de déclarer qu'il n'est pas convaincu par les arguments des critiques contemporains; que, pour lui, la résurrection de Jésus, l'établissement de l'Eglise par Jésus, sont de l'histoire. Mais si nous reconnaissons, avec Loisy, que ce n'est pas de l'histoire, que deviendra l'argument?

Il n'y a pas grande illusion à se faire, d'ailleurs, sur la valeur 'théologique de ces dogmes interprétés d'après la méthode positivo-évolutionniste. Nous soulignons théologique, car nous ne cesserons de répéter qu'au point de vue naturel^ humain, toutes ces théories nouvelles renferment beaucoup d'affirmations précieuses, qu'elles excellent à faire ressortir ce que les mythes théologiques, les symboles des dogmes et des rites, contiennent d'humaine et naturelle vérité. Mais pas d'équivoque, là encore ! Et, par exemple, lorsque, dans le discours sur les Motifs d*espèrer, M. Brunetière nous dit qu'à sa manière'^ la science confirme le dogme du péché originel, qu'il sache bien que cette manière n'est pas du tout la manière orthodoxe : la privation de grâce sanctifiante, surnaturelle, qui est l'essence du péché originel d'après la théologie, n'est en aucune manière la même chose que le réveil en nous du vieux fond animal atavique.

Nous constaterons, dans les doctrines qui vont suivre,

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