‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 125 sur 164 · Ij Action, p. 4o · texte numérisé non relu

Ij Action, p. 4o

3. \J Action, p. Sgi et suiv., p. Aog et suiv. Cf. aussi Les exigences de la pensée contemporaine et la méthode de la philosophie dans l'étude du problème religieux. Annales de philos, chrétienne, janvier à juillet 1896.

4. Cf. Le dogmatisme moral du R. P. Laberthonnière et l'article de l'abbé Gh. Denis, sur la Méthode d'immanence en apologétique (Annales de philosophie chrétienne, octobre 1901). La vérité et la grâce divines créent une hétéronomie si on ne considère pas Dieu comme immanent à notre âme. Sans doute, mais c'est un jeu de mots, à moins d'admettre la vraie immanence : le monisme (que, d'ailleurs, nous ne donnons que comme une hypothèse).

LA RENAISSAjVCE DU (( FIDÉISME )) IqS

et non par un Dieu substantiellement distinct de nos facultés mystiques ?

Analysons notre conscience ; constatons que notre action est grosse de Tidéal ; constatons aussi « l'effort de la volonté pour s'égaler à son propre élan ^ ))^ la « nécessité de créer du nouveau, du mieux », de « nous livrer à l'être que cpwe- nous ne sommes pas comme à l'unique salutaire^ », tout cela et tant d'autres choses analogues si bien observées par M. Blondel ne sont que le fieri^ la progressive réalisation de notre nature humaine ; tout cela n'est surnaturel que par rapport à ce que nous appelons la nature physique, matérielle et mécanique; c'est le surnaturel philosophique, le supra-sensible psychologique et moral. A moins d'admettre, pour les besoins de la cause, une expérience spéciale du surnaturel chrétien, un sens, un goût mystique spécial qui nous permettrait de le distinguer de tout autre, ce que n'acceptera aucun théologien catholique.

Comme Pascal encore, M. Blondel recommandera à l'incrédule d' « agir d'abord comme s'il avait déjà (la foi), pour qu'elle jaillisse en sa conscience des profondeurs de cette action héroïque qui soumet tout l'homme à la générosité de son élan^ » ; il prouvera bien ainsi que la foi passe de la pratique dans l'esprit, non de la pensée dans le cœur, nullement que cette foi soit surnaturelle^ car il faudrait, nous le répétons, être assuré préalablement que tel degré d' « héroïsme » est impossible aux facultés naturelles de l'homme. Qui oserait l'affirmer autrement que comme une hypothèse'^ Or, l'Eglise n'accepte pas cette sorte de proba-

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