Rom., IX. Cf. haïe, XLY
mais c est dans un sens Juif; la preuve, c'est qu'il en fait des « dons de l'Esprit-Saint », la « science » supposant quelque chose de plus intuitif, comme les connaissances acquises dans la vision du chemin de Damas ou ses extases, la « sasfesse » supposant au contraire l'intervention de la réflexion et du raisonnement, toutes deux d'ailleurs représentant des états moins enthousiastes que celui des « prophètes * » . Sans doute, saint Paul veut que, dans la prière, dans les effusions mystiques, l'intelligence comprenne', mais il s'agit la, nous l'avons déjà dit, delà manière juive de comprendre; l'esprit se satisfait par des images, sans contrôle de l'intelligence réfléchie, de la critique philosophique et historique. Aussi, sa théologie demeure-t-elle une théologie en majeure partie subjective, fondée sur les catégories et artifices de raisonnement hébraïques. Si le christianisme ne s'était présenté au monde grec que sous ces formes, il lui fût arrivé ce qui arriva précisément à saint Paul, à Athènes : on ne l'eût ni compris ni même écouté. Il fallait une traduction hellénique, une adaptation à la mentalité grecque. Ce fut, en majeure partie, l'œuvre du quatrième évangéliste .
Le QUATRIÈME ÉVANGILE ET LA DOCTRINE DU (( LoGOS ».
Quand donc cette intelligence à la juive, uniquement pratique, fit-elle place à l'intelligence à la grecque, c'est-à-