‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 21 sur 164 · Actes, II · texte numérisé non relu

Actes, II

TRANSFORMATION DU SENTIMENT RELIGIEUX EN THEOLOGIE 3l

VOUS par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a Opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vousmêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir... C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité... Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père et répandu l'Esprit qui avait été promis... Que toute la maison d'Israël saiche donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. »

b) Mais bientôt cette notion du Messie est insuffisante ; Jésus qui a enseigné la sagesse divine devient cette sagesse elle-même.

On lui applique les paroles mêmes du Livre de la Sagesse : « La sagesse est l'éclat de la lumière éternelle, le miroir sans tache du Dieu de majesté, l'image de sa bonté* » ; et les paroles du livre des Pro^erbes^ : u (Moi, la sagesse) j'ai été établie depuis l'éternité, dès le commencement avant l'origine de la terre. Je fus enfantée quand il n'y avait point d'abîmes, point de sources chargées d'eaux ; avant que les montagnes fussent affermies, avant que les collines existassent, je fus enfantée. Il n'avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, ni le premier atome de la poussière du monde. Lorsqu'il .disposa les cieux, j'étais là ; lorsqu'il traça un cercle à la surface de l'abîme, lorsqu'il fixa les nuages en haut et que les sources de l'abîme jaillirent avec force, lorsqu'il donna une limite à la mer pour que les eaux n'en franchissent pas les bords, lorsqu'il posa les fondements de la terre, j'étais à l'œuvre auprès de lui, et je faisais tous les jours ses délices, jouant sans cesse

Page 1