Rom., l, 17; cf. Galat., III, 11. — Hœbr., X
d'Israël contre Jérusalem... Et l'Eternel dit à Isaïe : Va à la rencontre d'Achaz et dis-lui: Sois tranquille, ne crains rien et que ton cœur ne s'alarme pas — (c'est le même : « Ne crains rien », que dans les paroles à Abraham ; il prouve bien qu'il s'agit non d'une croyance intellectuelle, mais d'une confiance du cœur et de tout l'être) — , ne t'alarme pas devant ces deux bouts de tisons fumants, le roi de Syrie et celui d'Israël, ne t'alarme pas de ce qu'ils disent ; ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : cela n'arrivera pas, cela n'aura pas lieu... Mais si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas * ».
Même leçon du roi Josaphat : « Ecoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem ! Confiez-vous en l'Eternel et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophètes et vous réussirez^ ! »
(( Le juste vivra par sa foi », cela veut donc dire que la confiance aux paroles et promesses de Dieu, qui n'ont rien, en la circonstance, d'intellectuel, de dogmatique, est récompensée par la vie, la vie ici- bas, bien entendu ; tout manque de confiance irrite Dieu : Les Israélites dans le désert se voient sur le point de mourir de faim ; au lieu d'avoir confiance, ils se désespèrent ; « l'Eternel entendit et il fut irrité ; un feu s'alluma contre Jacob et la colère s'éleva contre Israël, parce qu'ils ne crurent pas en Dieu, parce qu'ils n'eurent par confiance en son secours^. »
La foi, c'est donc bien plus que de croire à la parole de Dieu, c'est se fier à lui, compter sur lui envers et contre tout.