‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 27 sur 164 · Maith., VIII · texte numérisé non relu

Maith., VIII

/io L ÉVOLUTION DE LA FOI CATHOLIQUE

dit-elle, mais les petits chiens attrapent quand même les miettes... — « Oh ! femme, s'écrie Jésus, ta foi est grande ; qu'il te soit fait comme tu le désires * ! » Mais lorsque les Apôtres tremblent pendant la tempête, lorsque Pierre frémit en se sentant submerger dans le lac : « Hommes de peu de foi! » leur dit Jésus -. Expression que nous trouvons aussi dans le Sermon sur la Montagne : « Pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lys des champs. Ils ne travaillent ni ne filent et cependant, je vous le dis, Salomon dans toute sa gloire n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu traite ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et demain sera brûlée, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, hommes de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point ^. » C'est l'écho du : a Ne craignez point » de l'Ancien Testament. Confiance! Confiance ! C'est, on peut le dire, un des leit-motiç de la prédication de Jésus, avec une nuance toutefois lorsqu'il parle de son Père ou de lui-même. La confiance en Dieu-Père a quelque chose de plus solennel (Vertrauen), la confiance en Jésus-Messie, médiateur, quelque chose de plus intime et enfantin (Zutrauen). On a une confiance ferme, inébranlable dans l'immense pouvoir de Dieu ; on prend peu à peu le courage de s'approcher de Jésus pour lui confier ses misères, ses ennuis, même les plus petits. On se sent compris comme par un frère. La confiance en Dieu n'exclut pas la crainte du châtiment qui nous attend si nous n'observons pas tous ses commandements ; la confiance en Jésus exclut toute crainte et implique au contraire une idée de refuge.

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