‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 31 sur 164 · VI, 57 ) XIII, 5 ; I Jo., m, 24 ; IV, i · texte numérisé non relu

VI, 57 ) XIII, 5 ; I Jo., m, 24 ; IV, i

par leur caractère exclusif et devaient être combinées Tune avec l'autre. En réalité, l'auteur fait là une a leçon » mystique sur l'Eucharistie, il l'explique par le dedans, par son sens le plus profond, comme il a fait auparavant (ch. m) une leçon mystique sur le baptême ^ ; mais dès le début, l'auteur nous rappelle que l'on doit tout d'abord communier à Jésus par la foi : « Je suis le pain dévie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif... En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.. Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts. C'est ici le pain descendu du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point ^. » La foi est donc aux yeux du quatrième évangéliste une communion intérieure, spirituelle, que la communion eucharistique extérieure symbolise et parachève. De là son expression : croire en, croire çei^s Jésus, c'est-à-dire aller vers lui pour être incorporé à lui.

La foi dans le sens ecclésiastique et dogmatique.

Les Épîtres pastorales ont été écrites, selon toute apparence, par un disciple de Paul. Sans doute on y trouve bien encore des cris du cœur, des explosions àe sentiment, comme celui-ci : « Scio cui credidi^ ! » « Je sais en qui j'ai cru! », mais la foi y devient la ferme croyance, le fidèle attachement

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