‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 32 sur 164 · Timoth., I · texte numérisé non relu

Timoth., I

à une doctrine orthodoxe. Le rapport direct entre l'âme et Dieu a fait place au rapport entre le fidèle et l'autorité ecclésiastique qui l'enseigne de la part de Dieu : il y a une doctrine « bonne ^ », « saine^ » qui constitue un « dépôt"^ » que l'on se transmet non par écrit, mais de bouche en bouche. C'est ce que l'Eglise catholique appelle la Tradition. Non seulement Timothée (le disciple, le chef ecclésiastique auquel ces lettres sont censées être écrites) doit fidèlement « conserver ce dépôt », « retenir le modèle des saines paroles qu'il a reçues » de l'apôtre Paul^, mais les transmettre à son tour, lui-même et des hommes qui en seront officiellement chargés : « Toi donc, mon fils, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres "*. » C'est l'organisation ecclésiastique. La cristallisation, la pétrification des croyances s'opère. Le dogme se prépare. Et nous ne sommes pas étonnés, avec la notion de croyance orthodoxe, de voir apparaître l'expression qui deviendra si terrible plus tard : « airetikos anthrôpos », l'hérétique^; et aussi cette recommandation qui ne fut par la suite que trop écoutée : « Reprends-les sévèrement, afin qu'ils aient une foi saine \ »

Dès lors on appejera a piété ^ » le côté le plus personnel,

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