I Tim., IV, 7, 8; VI, 11, etc
le plus intime, le plus profond de la foi, et le sens de croyance intellectuelle, de croyance orthodbxe de plus en plus deviendra la seule signification usuelle du mot foi.
Rien de si frappant et de si instructif que de comparer ce texte : « 0 Timothée, ce que tu as entendu de moi, confie-le à des hommes fidèles qui soient capables de l'enseigner », avec ces paroles : « Vous avez reçu l'onction de Celui qui est saint et vous savez toutes choses... Et l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez besoin que personne vous enseigne, car cette onction vous enseigne toutes choses \ »
Qui parle ainsi ? Luther ? Calvin ? Schleiermacher ? Non, c'est l'auteur du quatrième Evangile ou un contemporain appartenante la même école mystique. Ily alà deux conceptions antinomiques : nécessité de l'enseignement ; inutilité de l'enseignement ;-intermédiaire humain entre l'âme et Dieu ; pas d'intermédiaire. Deux hypothèses qui se posent au début du christianisme. Pourquoi la première l'a-t-elle emporté sur la seconde ? C'est ce que nous allons essayer d'expliquer.