‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 39 sur 164 · I. Gliap. X et XI · texte numérisé non relu

I. Gliap. X et XI

vraie, qui est la clef du royaume de Dieu. Et ces paroles déjà citées de Math., XIII, ii : « A vous, il a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux » ; parole, avons-nous dit, certainement inauthentique, peut-être influencée par l'idée des mystères grecs et de leurs initiés. Nous avons aussi retrouvé cette idée des « mystères » et des « parfaits » initiés, dans saint Paul, I. Cor., II, 6, 7 , celle aussi de la « gnose » considérée, ainsi que la « sagesse », comme un don du Saint-Esprit^ et que saint Paul se flatte de posséder autant que personnel

Dans le quatrième évangile, la gnose apparaît comme le plein épanouissement de la foi : « Seigneur, à qui irionsnous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle ! Et nous avons cru et nous avons connu que vous êtes le Christ, le saint de Dieu ^! » Et Jésus dit aux Juifs qui ont cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira*. » Connaître, c'est avoir connaissance de notre unité mystique avec le Christ et par le Christ avec Dieu.

Cela ne ressemble en rien à la gnose des gnostiques. C'est bien plutôt la « parole de sagesse^ » dont parle Paul et la théorie du Logos employée par le quatrième évangile que l'on pourrait assimiler aux spéculations gnostiques. Mais voici les différences essentielles : 1° chez saint Paul, dans le quatrième évangile, comme ensuite chez les Pères et les théologiens, c'est la foi qui s'assimile la spéculation et se sert d'elle pour s'exprimer et s'expliquer; chez les

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