‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 40 sur 164 · I Cor., XII · texte numérisé non relu

I Cor., XII

gnostiques, c'est la spéculation qui s'assimile et se subordonne la foi; de là, le rôle secondaire qu'ils donnent au Christ; 2^ chez saint Paul, dans le quatrième évangile, la gnose est considérée comme un don supérieur, c'est vrai, mais à la rigueur, la' foi suffit; pour le gnostique, seuls ceux qui ont l'élément divin, le pneuma^ les a pneumatiques », peuvent espérer le salut; les autres, les « psychiques » ne comptent pas ; 3^ surtout, saint Paul subordonne tout à la charité et h la pratique du bien ^ Chez les gnostiques, l'efficacité morale du christianisme s'évanouit dans de vaines constructions cosmogoniques et plusieurs d'entre eux ont un enseignement immoral.

On comprend les préoccupations des Apôtres lorsqu'ils constatèrent ces tendances funestes. L'Epître aux Colossiens nous montre saint Paul luttant contre de faux docteurs juifs et aussi d'anciens païens qui cherchent à remplacer la médiation du Christ par une « religion des anges ». 11 est question aussi d'observances rituelles, mais le passage capital est celui-ci : « Prenez garde que personne ne fasse de vous une proie par la philosophie et par une vaine tromperie ^. » L'Apocalypse met les fidèles de Thyatire en garde contre ceux qui prétendent « connaître les profondeurs de Satan » ; l'Epître de Jude et la deuxième Épître attribuée à saint Pierre font allusion à des doctrines positivement immorales ^.

Voilà donc ceux qui présidaient aux destinées de l'Eglise en face de ces doctrines dangereuses, puisque le christianisme s'y dissolvait. Les voilà, ayant à leur opposer les

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