Apologétique, XVII. Écrite vers
2. Ghap. III. Gf.'Origène, Contre Celse. Migne, p. i54-i55 (écrit vers 25o).
rendre \ Ou même c'est une preuve de raison proprement dite, par exemple, l'argument donné (vers 177) par Athénagore pour prouver l'unité de Dieu. En voici le point de départ^ : (( S'il y avait plusieurs dieux, ou ils seraient tous en un seul et même lieu, ou chacun d'eux serait en un lieu différent. )) Et le dilemme suit son cours, vicié d'ailleurs dès l'origine par cette localisation spatiale du divin.
Les Pères ont donc employé des arguments dont beaucoup nous paraissent aujourd'hui dénués de valeur. Ceux qui ont surç>écuy ce sont ceux qui ne constituent pas de vraies preuues, mais des motifs, ceux où l'on montre^ où l'on ne démontre pas. Mais alors, oui ou non, la foi se démontret-elle?...
Nouvelle complication si nous recourons à l'Evangile.* Nous nous y trouvons en face d'une véritable antinomie : Croyez à mes œuvres, dit sans cesse Jésus ^ et toutefois, avec un ton sensible de reproche : « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point ^ ! »
C'est surtout le touchant épisode de Thomas le sceptique et la proclamation de la foi idéale : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; mais heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru ^. »
Dira-t-on que c'est là une doctrine mystique exaltée, propre a ce merveilleux génie religieux que fut l'auteur inconnu du quatrième évangile ?
Mais nous allons trouver dans les Synoptiques un enseignement équivalent.
1. Contra Grœcos, no 6. Cf. Théoph. d'Ant., AdAutol, l, 8, etc.