‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 48 sur 164 · XX · texte numérisé non relu

XX

Pour faire écho au: Bienheureux ceux qui croient sans voir, ceux qui subissent la divine attraction : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, dit Jésus à son Apôtre qui vient de le proclamer le Christ, tu es heureux parce que ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux^ ! »

Objecterait-on qu'il s'agit d'un Apôtre? Non ; ce n'est qu'un cas particulier d'une loi providentielle générale : (( En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux habiles et que tu les as révélées aux petits. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi!... Venez donc à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous soulagerai. Prenez mon joug sur vous, recevez mon enseignement, car je suis doux et humble de cœui: et vous trouverez du repos pour vos âmes^ ! »

La solution de l'antinomie n'est pas difficile à trouver : il y a un double élément en Jésus, un double aspect à son enseignement: ce qu'il enseigne comme homme, comme incomparable interprète de la conscience morale et religieuse de l'humanité ; ce qu'il est censé enseigner comme « Messie ».

Quand il parle comme interprète de la conscience, il n'a que faire des miracles et des argumentations. Irisez les paraboles ou les aphorismes du Sermon sur la montagne ; pas l'ombre de syllogisme, de démonstration. Jésus montre, ne démontre pas. Et les auditeurs ne réclament pas autre chose.

Mais quand il se donne comme le Messie, on exige

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