Bardenhewer, les Pères de l'Église, t. I, p
(( deviens 'feu ; peu après je ne suis plus air ni feu ; on me (( fait reptile, on me fait poisson et j 'ai un instant les dauphins « pour frères. » L'écrit entier est de ce ton, habile et spirituel, mais très superficiel, ne se préoccupant pas le moins du monde de saisir la suite et l'ensemble des doctrines dont il se moque \ » « J'ai fait tout cet exposé, conclut Hermias (n'' x), pour rendre évidente la contradiction des opinions des philosophes, montrer que leur recherche de la vérité s'en va h l'infini, sans que l'on puisse jamais y mettre un terme, ou, s'il y a conclusion, c'est une conclusion gratuite et inutile, puisqu'ils n'ont pour la confirmer aucun fait absolument certain, aucune raison évidente. » Les fidéistes ne diront pas mieux.
Tertullien de Carthage, mort en 25o, ne fut pas tendre pour les philosophes, qu'il appelle les « patriarches )>, les ancêtres « des hérétiques^ » : « Comment, s'écrie-t-il, pouvez-vous comparer un philosophe avec un chrétien, un disciple de la Grèce avec un disciple du ciel, un homme qui n'est occupé que de la gloire avec celui qui n'a que son salut à cœur, un homme qui parle en sage avec un homme qui vit en sage, un homme qui détruit tout avec un homme qui établit ou maintient tout ? Comment pouvez-vous comparer le partisan et l'adversaire de l'erreur, le corrupteur et le vengeur de la vérité, celui qui l'a dérobée et celui qui en est le possesseur et le gardien de tout temps ? Qu'y a-t-il de commun entre deux hommes si opposés^? )) « ...A quoi pensent donc ceux qui prétendent nous composer un christianisme stoïcien, platonicien et dialecticien ? Nous n'avons pas