‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 56 sur 164 · I. Première apologie (vers l'an i5o), n · texte numérisé non relu

I. Première apologie (vers l'an i5o), n

Je suis chrétien, dit-il, et je m'en vante « non que les enseignements de Platon soient étrangers à ceux du Christ, mais ils ne concordent pas tout à fait, pas plus que ceux des autres philosophes, poètes et historiens. Lorsqu'ils étaient éclairés par cette portion innée en chacun de la Raison divine partout diffuse, ils ont bien parlé... Tout ce qu'ils ont dit de bien est nôtre à nous chrétiensl.. Car c'est par la semence de Raison (divine) innée en eux, qu'ils ont pu voir le vrai, mais confusément. Autre chose, en effet, est cette semence de la Raison et (le pouvoir de) l'imiter selon nos propres forces, autre chose la Raison elle-même, à laquelle par sa grâce nous pouvons participer et (que nous pouvons) imiter ».

2® Apologie, n° 8 ^ .

« Les stoïciens, en morale du moins, ont dit d'admirables choses, les poètes aussi, et cela vient de la semence de la Raison répandue dans tout le genre humain. Ceux qui ont établi leur vie sur ces données ont été en butte à la haine et mis à mort. Etonnez-vous alors, si ceux qui s'efforcent de régler leur vie, non pas sur quelque partie de cette Raison (partout) répandue, mais sur la connaissance et contemplation de la Raison tout entière, c'est-àdire du Christ, voient s'élever contre eux les plus terribles haines ! »

Clément d'Alexandrie (né à Athènes, mort vers 2i5) est moins favorable, non pas à la philosophie, mais aux philosophes : « La philosophie grecque ressemble à la flamme d'une torche que les hommes allument artificiellement avec les rayons dérobés du soleiP. »

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