‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 58 sur 164 · Sir., I · texte numérisé non relu

Sir., I

3. Du moins une fois éclairée par la révélation chrétienne. C'est déjà le semi-fîdéisme de l'Ecole de Louvain au xix® siècle.

LA FOI CHEZ LES PERES 8l

faisance divine. Ainsi Grecs et Juifs ont été instruits parles testaments divers d'un seul et même Seigneur \ ))

Et non seulement la philosophie, le Logos, remplit ce rôle de (( pédagogue » (c'est le titre même de son second ouvrage), mais c'est elle qui nous permet d'acquérir la gnose, c'est-à-dire une connaissance intelligente et raisonnée des vérités auxquelles nous donnons d'abord par la foi une sorte d'adhésion instinctive, semblable à celle par laquelle on s'attache à un objet aimé. Or seule la philosophie peut nous faire atteindre ce résultat : « Vouloir parvenir à la gnose sans philosophie, sans dialectique, sans étude de la nature, c'est prétendre cueillir des raisins sur une vigne sans la cultiver ^. »

La persécution de Septime-Sévère, dans les premières années du uf siècle, ayant obligé Clément à quitter Alexandrie, l'évêque de cette ville confia l'école catéchétique que Clément dirigeait, au jeune Origène âgé de dix-huit ans à peine. Sous sa direction, l'école atteignit l'apogée de sa gloire; le nombre des élèves augmentait sans cesse et Origène leur prodiguait cette prodigieuse puissance de travail qui, d'après saint Jérôme, l'avait fait surnommer (c l'homme d'acier ».

Vers l'an 281, il écrivit un de ses plus célèbres ouvrages, « Peri arcliôn », « Des principes », étude en quatre livres sur les origines des choses. « Sur la base du symbole de l'Eglise, Origène essaya de bâtir un système doctrinal scientifique. D'ordinaire, chaque point de doctrine est d'abord énoncé brièvement, puis amplement élucidé et défendu par

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