lia, Ilac^ q. IV^ a. I, in corp
qu'il est des motifs de crédibilité (\m nous induisent à croire, mais que s'ils sont « suffisants pour croire », ils ne sont pas (( suffisants pour savoir^ )>. C'est donc que les motifs de crédibilité ne sont pas évidents et n'engendrent pointy^a/' eux-mêmes une complète certitude. Nous verrons plus loin les théologiens discuter cette question, se demandant s'il y a, oui ou non, a éi'idejice », non pas certes de la vérité révélée, mais de sa crédibilité. Saint Thomas ne discute pas directement la question, mais le texte que nous venons de citer montre bien sa pensée : laissée à elle-même, l'intelligence ne saurait donner, en pareilles circonstances, le « ferme » assentiment, elle ne saurait, par elle-même, se (( déterminer à une seule (alternative) sans crainte du contraire » ; comment donc est-elle déterminée ? Par la volonté^ : l'intelligence, explique-t-il tout au long, art. IV de la i'"^ question (IP lï'^^), l'intelligence donne son assentiment de deux manières : ou parce qu'elle est mise en mouvement par son propre objet (évidence immédiate des premiers principes ou médiate d'une conclusion rigoureusement déduite) et c'est alors la science ; ou parce que, par un choix, volontairement, elle se tourne d'un côté plutôt que d'un autre, si avec doute et crainte du ^contraire, c'est Vopinioji, si sans le moindre doute ni crainte 'du contraire, c'est lu foi.
Comme, d'après saint Thomas, l' « assentiment » fait partie de l'intelligence, comme d'autre part, l'objet de la croyance c'est la i^érité et que la vérité est, avant tout, affaire d'intelligence, il s'ensuit que « croire est immédiatement un acte de l'intelligence^)). Conclusion toute sco-