‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 78 sur 164 · De Fide, disp. lY, s. III et IV · texte numérisé non relu

De Fide, disp. lY, s. III et IV

LA FOI CHEZ LES THÉOLOGIENS SGOLASTIQUES lOQ

logiques et scientifiques, est et sera toujours quelque chose de * foncièrement personnel, quand on en reviendra à la considérer, ainsi que les théologiens ont été bien forcés de le faire, comme foi-confiance.

Cette confiance n'est, d'ailleurs, quune forme anthropomorphique du sentiment religieux \ la confiance en Dieu, c'est la confiance au Bien, c'est la tendance au Bien, tendance qui se trouve exprimée et exaltée par certaines images, certains dogmes. On s'explique ainsi tout ensemble et riné])ranlable attachement de tant d'âmes à ces croyances sans lesquelles dépériraient, s'annihileraient leurs tendances, et, d'autre part, combien ces procédés semblent factices et inutiles à certains autres tempéraments.

Il est peu probable qu'une solution unique puisse jamais satisfaire ces deux genres de natures. Ceux qui emploient tel ou tel dogme comme symbole métaphysique, mystique, ou comme tonique psychique, comme réconfortant moral, doivent, en tous cas, se rendre compte qu'ils acceptent cela comme une méthode, comme un expédient, et renoncer à bâtir sur ce besoin et procédé subjectif* une orthodoxie, ^, une Eglise unique, exclusive, « hors de laquelle pas de salut )).

I. Subjectif, non pas en tant que ces symboles expriment l'ordre métaphysique ou moral qui est considéré comme objectif, mais en tant que telle manière de le symboliser plutôt que telle autre dépend de chaque tempérament psychique.

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