‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 81 sur 164 · I. Chastel, op. cit., p · texte numérisé non relu

I. Chastel, op. cit., p

cognoissance et non point en soumettant notre esprit aux choses incogneues que nous obtenons entrée au royaume céleste (§ 2). »

« Nous avons une entière définition de la foy si nous déterminons que c'est une ferme et certaine cognoissance de la bonne volonté de Dieu envers nous : laquelle estant fondée sur la promesse gratuite donnée en Jésus-Christ, est révélée à notre entendement et scellée en notre cœur par le Saint-Esprit (§ 7). » En effet, « il est nécessaire que le même Esprit qui a parlé par la bouche des prophètes entre dans nos cœurs et les touche au vif pour les persuader que les prophètes ont fidèlement mis en avant ce qui leur était commandé d'en Haut... Etant donc illuminés par la vertu d'iceluy, déjà nous ne croyons pas ou à notre jugement ou à celui des autres, que l'Ecriture est de Dieu ; mais pardessus tout jugement humain, nous arrêtons indubitablement qu'elle nous a été donnée de la propre bouche de Dieu... Nous sentons là une expresse vertu de la divinité montrer sa vigueur, par laquelle nous sommes attirés et enflambés à obéir sciemment et volontairement \ » Aussi Calvin admet-il que nous connaissons la vérité des Livres saints directement, « sans arguments », par « sentiment »,

comme nous distinguons « le blanc du noir, le doux de

amer . »

Si donc Calvin appelle la foi une connaissance, c'est surtout pour protester contre les « théologiens sorboniques » et leur doctrine de la foi « implicite ou enveloppée » qui rend nécessaire, pour la développer, l'intervention de

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