‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 85 sur 164 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

2. Les Réjlexions (avec la Relation de la Conférence) ne parurent qu'en

• Ainsi donc, Bossuet ne répudie point ses premières affirmations, et nous voilà, du moins lorsqu'il s'agit des enfants, en face d'une théorie de la foi où la raison n'a plus de place. C'est alors que l'ardeur de la discussion conduisit Bossuet à prononcer des paroles regrettables. Claude, en effet, lui faisait remarquer que l'enfant est aidé par ceux qui l'entourent et l'enseignent ; de là, pour lui, une foi d'abord humaine que l'Esprit-Saint transforme ensuite par sa grâce en foi divine*. « S'ils n'ont qu'une persuasion humaine, répond sèchement Bossuet, ils n'ont qu'une persuasion douteuse ; et par conséquent ils doutent de ce qui est selon vous tout le fondement de la foi : en un mot, ils sont infidèles ^. » Et plus loin, le grand mot est lâché : « La foi humaine est toujours fautive et douteuse^. » Non point que Bossuet, pas plus d'ailleurs que Claude, admît que l'on croit « par enthousiasme )). Non, (( il y a pour la (l'Eglise) reconnaître, divers motifs de crédibilité que le Saint-Esprit suggère à ses fidèles, comme il lui plaît ^ ».

Comment donc Bossuet expliquait-il la croyance ? Il n'admettait pas que l'enfant dût chercher des motifs de crédibilité. On n'a qu'à lire sa Quatrième réflexion pour s'en convaincre ; ce que l'on appelle habituellement motifs extérieurs se résout finalement en motifs intérieurs « que Dieu nous met dans le cœur » et par lesquels il nous « fait sentir » les caractères si particuliers et si éclatants de son Eglise.

(( Le bonheur de ceux qui naissent pour ainsi dire dans

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