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II. — L'ACCROISSEMENT DES PRODUCTIONS

Les statistiques agricoles nous renseignent sur l'accroissement des productions et des rendements. Pour les céréales d'abord et, en particulier, pour le froment. Nous voyons diminuer presque régulièrement chaque année les surfaces emblavées.

Surfaces ensemencées :

Milliers d'hectares :

Et cependant les productions s'élèvent. Pour en juger, il convient de prendre des moyennes périodiques, de fa(;on à atténuer les écarts que l'on constate d'une année à l'autre en raison des conditions climatériques plus ou moins favorables. Les statistiques nous donnent les chilTres suivants :

Production (moyennes périodiques) :

Hectolitres :

l'évolution DK la FnAN'CK AGIUCOLK. •*

bÔ L AGRICULTURE CAPITALISTE

La progression est constante malgré la diminution des surfaces en culture. C'est dire que le rendement à riiectare s'est élevé. Il a passé en eft'et de 12 hl. 45 en 1840 à 14 hl. 69 en 1862, à 17 hl. 98 en 1882, année de récolte exceptionnellement abondante; il redescend à 16 hl. 40 en 1892. Il atteint 17 hl. 21 pour la moyenne des dix années 1890-1905. Il s'élève à 20 hl. 20 pour 1907. La moyenne est de 18 hl. 48 pour les quatre années 1900-1909. Le progrès général est évident. Et pourtant cette moyenne nationale a pour elîet de masquer les progrès réalisés dans les départements où la culture est organisée suivant les méthodes les meilleures. Tandis que le rendement moyen à l'hectare est pour 1909 de 10 hl. 20 dans les Alpes- Maritimes, il atteint 31 hl. 40 en Seine-et-Oise. Dans les grandes fermes bien outillées du Nord, de la Beauce et de la Brie, on obtient souvent des récoltes de 35 à 40 hectolitres par hectare et même davantage exceptionnellement. Dans l'ensemble le groupe des céréales donne lieu aux mêmes observations : diminution des surfaces cultivées et augmentation des rendements; celle-ci est particulièrement nette pour l'avoine dont le rendement moyen a presque doublé depuis 1840. A l'intérieur de ce groupe, des modifications se produisent, les céréales pauvres disparaissant devant les cultures riches. Nous reviendrons sur cette observation.

Voyons ce qui en est pour quelques autres produits. Pour les pommes de terre, on constate une augmentation des surfaces en culture, un accroissement des productions et des rendements» Tout ceci apparaît dans le tableau suivant :

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