‹ L'évolution de la France agricoleChapitre 39 sur 63 · IIÏ. — LE PROGRAMME SOCIAL · texte numérisé non relu

IIÏ. — LE PROGRAMME SOCIAL

Parmi les promoteurs et les panégyristes du mouvement syndical, il en est qui attribuent à son action sociale une bien plus grande valeur qu'à son action économique. M. de Hocquigny écrit par exemple {Revue de la Solidarité sociale, décembre 1907) : «... Mais le syndicat agricole n'est association coopérative que par un côté secondaire de ses attributions. Sa portée économique et sociale est bien plus haute : car il constitue l'association professionnelle des classes agricoles, ayant pour idéal de faire régner entre elles plus d'harmonie et de solidarité, ayant pour but immédiat d'améliorer progressivement le sort des moins favorisées. » M. Emile Duport avait fait voter, en 1905, par le Congrès national des syndicats agricoles de Périgueux, la motion suivante : « Les membres du cinquième Congrès national des syndicats agricoles tiennent à affirmer, dès le début de leurs travaux, que les syndicats agricoles n'ont pas, pour unique objet, de rendre des services matériels, mais que leur but est aussi, et surtout, d'améliorer la situation sociale des agriculteurs par la mutualité rurale. »

N'essayons pas de préciser ces idées, car il n'est pas probable que les termes si généraux qui les expriment soient susceptibles d'une précision méthodique. Il faudrait commencer par distinguer ce qui est « économique » de ce qui est « social ». Et cela n'est point aisé. Il semble que dans les textes que

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