‹ L'évolution de la France agricoleChapitre 7 sur 63 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

des assurances du bétail, nous devrions nous souvenir de ces associations fondées pour l'entretien de canaux et de digues qui portaient déjà le nom de syndicats et de ces Sociétés d'agriculture dont la plupart sont aujourd'hui plus que centenaires et qui ont aidé au progrès de la technique culturale. Parce que les paysans ont cessé de danser la bourrée et qu'ils abandonnent leur vieille blouse bleue, il ne faut pas nous figurer que tout est changé.

Il y a certainement du vrai dans cette réplique paradoxale. Entraînés par les nécessités de leur propagande, ceux qui se sont voués au noble devoir de provoquer le progrès de notre agriculture, de moderniser son outillage et ses méthodes, d'améliorer son organisation économique et sociale font preuve bien souvent d'un optimisme excessif qui témoignerait de beaucoup de naïveté, s'il fallait penser qu'il n'est pas volontaire. Ceux qui, au contraire, ne consentent pas à partager des illusions et qu'on appelle des esprits chagrins disent tout bas que les transformations de l'économie rurale et des mœurs paysannes dont on tire vanité se traduisent par des améliorations apparentes et contestables, par le développement pénible d'institutions qui ont leurs racines dans un passé déjà lointain et qui auraient dû aboutir à un plein épanouissement, par une participation encore bien

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