‹ L'évolution de la langue égyptienne et les langues sémitiquesChapitre 17 sur 96 · Chapitre i · texte numérisé non relu

Chapitre i

Le mot n peut être écrit | <cz>. Ici [ est la syllabe nut. Quel* quefois aussi on le trouve sous cette forme |^. Dans ce cas la sonnante <=:=> qui n'était que simple voyelle, est tombée, et le mot doit se lire nute ou nuti ce qui est la forme qu'il revêt en copte.

Dans l'écriture ptolémaïque, plusieurs de ces signes, qui n'é* taient alphabétiques que dans certains mots, et lorsqu'ils étaient accompagnés de leurs compléments, sont devenus de simples signes alphabétiques.

Il y a des signes syllabiques en grand nombre, soit que la valeur syllabique soit simplement occasionnelle, comme nous l'avons vu pour ]"==>. soit parce qu'un grand nombre de mots égyptiens sont monosyllabiques, la syllabe étant ouverte ou fermée. Dernièrement MM. Sethe et Gardiner (1) ont soutenu que tous les grammairiens faisaient erreur en affirmant l'existence de signes syllabiques composés de deux consonnes entre les* quelles est une voyelle, comme par exemple le signe dft^ men, car si ce signe était syllabique, on devrait le trouver employé avec une seule voyelle, tandis qu'il entre dans un grand nombre de mots où la voyelle entre l'm et Vn est différente. Sethe con* sidère comme l'une des meilleures preuves de la non*existence des voyelles le fait que deux consonnes peuvent se trouver dans différents systèmes de vocalisation. C'est le signe df^ qui pour lui comme pour Gardiner, est un des exemples les plus pro* bants. Or, sur les 19 mots qu'il cite et dans lesquels figure le signe 1^^^^, pas une seule fois il n'est employé sans son com* plément phonétique -w^^. Il est donc dans ces 19 mots un simple m qui peut avoy: une voyelle finale différente. Dans les cinquante pages des deux parties du dictionnaire de Brugsch, où il traite des mots formés avec r^^^^, pas une fois on ne trouve le signe seul, il est toujours accompagné de son complément aa/ww^ de sorte qu'il serait plus vrai de considérer dfft^ comme étant une forme

(1) Sethe. Zur Reform der agyptischen Schriftlehre, Zeitschr. 1908 p. 37. Gardiner, Egyptian hieroglyphic writing, Journal of Egyptian Archaeology II. p. 67.

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