‹ L'évolution de la langue égyptienne et les langues sémitiquesChapitre 24 sur 96 · Chapitre i · texte numérisé non relu

Chapitre i

ou celui d'Amon, doivent toujours être le premier signe du cartouche.

r^\ Un cartouche comme celui*ci doit se lire Seti menephtah. ^V\ Le nom du dieu Phtah, qui est écrit le premier, est le der* nier mot, et la préposition --^'-^ doit précéder," quoiqu'elle soit la dernière. Elle doit être intercalée entre fi Phtah et \^^^^^ h. jYiQ deux syllabes composant le dernier nom qui est cependant en tête du cartouche. Il en est de même de celui#ci r j Ra messu mer Amun; mer Amun écrit Amun mer est placé entre les deux parties du nom de Ramsés, et les deux dieux sont gravés de manière à se regarder, le dieu Ra est tourné [tini à droite quoique le cartouche se lise de gauche à droite, l j Dans ces deux cartouches, l'effet du dessin est ce qui règle la place des signes, et non l'ordre dans lequel ils doivent être lus. Le cartouche est donc un ensemble de signes qui doivent être disposés de manière à plaire à l'œil.

On peut se demander s'il n'y a pas un reste de cette tendance dans la manière dont sont écrits un grand nombre de mots qui seraient encore pour l'écrivain un groupe de signes destinés à être lus d'une certaine manière, sans que cette lecture résulte nécessairement de l'ordre dans lequel ils sont écrits. La loi de l'ordre fixe des caractères, ce progrès de l'écriture alphabétique véritable, ne serait donc qu'imparfaitement réalisée dans l'écriture égyptienne.

Ce qui est fréquent, c'est de trouver à la fin une voyelle qui évidemment était dans le corps du mot, sans qu'on puisse expliquer pourquoi elle manque à la place voulue. Voici par

exemple le mot r-^^ que nous trouvons écrit x et

Dans les noms propres, il peut être suivi de la voyelle finale

que le mot doit être lu hotep. Les noms propres seront Amens hotepu, Rahotepu. Mais comment se fait*il que jamais, à ma connaissance, on ne trouve o^ y^jo >> ^ ^^ I serait donc toujours resté la syllabe hu et non la simple lettre h, comme aussi

dans d'autres mots tels que 9 <=^> j <; — o qu'on trouve écrit x y V^ ■; — D et qui est aussi en copte 2(DTeB. Je ne crois pas non plus que dans le mot ^AAAA^ T on ait jamais rencontré ■<v, 1

en copte NOy^e et NOMpe^ tandis qu'on rencontre souvent v^; de même [dont la valeur phonétique est ^ , en copte NOYTG, NOyTl. Dans ces deux mots, ^AAAAA conserve la valeur nu, ftAA/vvA^ qu'on rencontre dans certains anciens textes.

Voici encore le dieu Anubis, dont le nom est toujours écrit (1 ^ jamais 0 ^ □ quoique la transcription grecque Avov^lç ne laisse pas de doute sur la place de la voyelle ^. Peut*on dire que la voyelle dominante du mot a été placée à la fin, ou

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