‹ L'évolution de la langue égyptienne et les langues sémitiquesChapitre 45 sur 96 · Chapitre h · texte numérisé non relu

Chapitre h

très où H j devient |1(] jej, tout cela est expliqué en grand dé* tail. Les règles cependant sont sujettes à de nombreuses exceptions. Une des caractéristiques des verbes à la 3'"' faible, c'est qu'ils ont un infinitif de forme féminine, c'est à dire se terminant en ^• Or on nous a montré que le verbe fi 0 ,^ devait avoir la forme W l --"^ et que l'w final était la 3™" radicale. Or, de cette manière, l'infinitif a une forme masculine, ce qui n'est pas con* forme à la caractéristique énoncée.

Dans la liste «se trouve le mot ^^,^1 ^^^ Sethe traduit

être grand, mais qui dans un très grand nombre de cas est l'ad* jectif grand, Brugsch dit que le sens primitif de la racine est croître, augmenter. On trouve aussi le mot écrit M) et

Brugsch cite un grand nombre d'exemples tirés du démotique, dans lesquels le mot est écrit par les deux signes v.^ — d{1[1, qu'il lit ai, et qu'il retrouve dans le copte XIXI croître. Sethe rapproche aussi le mot d'AlAl qui est produit par un redoublement de la seconde consonne, mais ^sv^ ^^* l'origine du mot copte O

grand (?), pluriel OI. Steindorff qui suit Sethe, vocalise déjà dans un nom propre du Moyen Empire le mot *^, qu'il

transcrit 'î, par O. Un personnage s'appelle Sebek*0 le grand Sebek. Ainsi au Moyen Empire le mot devait donc se lire O comme en copte, par une simple voyelle, quoique dans l'écriture il ait deux et régulièrement trois consonnes. Et cette forme O, pluriel OI, vient de '^ojjew dérivé déjà de 'ô'îjew, deux mots à quatre consonnes, et qui ne sont pas complets, car il semble qu'il devait y avoir une voyelle entre j et j, et entre > et j. On ne peut s'empêcher de demander à quelle langue appartiennent ces deux mots. Ils ne sont écrits nulle part, et ils ont été encore moins prononcés, à en juger par ce qu'il en reste. Si l'égyptien était une langue sémitique venue d'Arabie, prononçait*on déjà ^^j AA AI d'après notre lecture des signes qui sont des voyelles, ou suivant Sethe O qui n'en tient aucun compte, puisque ce sont des consonnes ? Dans le dernier cas, quelle raison pouvait*

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il y avoir d'écrire le mot comme nous le trouvons toujours, même en démotique, quand pas un seul de ces signes ne répond à la prononciation, que rien ne rappelle ?

On pourrait faire la même question à propos d'un grand nombre de produits de la transcription de l'école allemande, transcription qu'il n'est pas possible d'appeler autrement qu'erronée, puisqu'elle n'admet pas de voyelles et ne voit que des consonnes dans tous les signes. Il suffit de voir ce que deviennent les noms propres. Voici le nom des Ethiopiens ^c:^^^ ou

^^zz^ yN que nous transcrivons Kas ou Kiis, et que nous

lisons d'après la transcription Kasch ou Kousch. Ce dernier nom est celui que le pays a en hébreu et en assyrien. Mais cette transcription n'est pas la bonne, ce doit être 'èkl osej (Sethe) que je ne sais comment prononcer. Le nom des Iréxaioi, des Achéens n ^ Z]"^ (1(1 ^'^Hil'^^ que nous lisons Akai ou asa devient Ekwesh (Breasted). Peut*on admettre que les Egyptiens rendaient ainsi un mot que les philologues des langues indo# européennes nous disent avoir été AyaiS^âo, (Streitberg) ? Une

des populations de la péninsule sinaïtique se nomme s=>^

que nous lisons menthu, et comme le ô est souvent rendu par

OU ^ il est possible qu'il faille lire medu (1). Mais non,

nous n'avons là que le squelette du nom qui devrait être pro* nonce probablement mentheyyew (Gardiner). Osiris, c'est Wesyivew qu'on tire de A J\. S'agit*il de noms communs, (] ou (1 , lait, il devient eyrothet, et ,-, le sein, ou nour=

rice, emnodg (Gardiner).

Nous avons vu qu'il n'y avait pas proprement d'orthographe en égyptien, que le même mot pouvait être écrit de plusieurs manières différentes sans qu'aucune pût être considérée comme fautive, et aussi qu'il fallait tenir compte du fait que l'écriture était figurative et qu'elle ne s'était jamais complètement séparée du dessin. Aussi l'ordre des signes n'est«il pas rigoureux, et ne suit*il pas des règles inflexibles.

(1) Medu peut être rapproché de Madian, à l'origine na suivant Grimme.

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