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<=> Jl r~7?- *=^^ ^st la voyelle initiale G ou A. Nous savons par les transcriptions des mots hittites que ' ' ' se lit / qui est sou* vent exprimé par <=> seul, et quant à l' v^ c'est la voyelle O ou A. Il est impossible de voir dans ce signe autre chose qu'une voyelle. Dans l'orthographe || ^ <p, 1 a conservé son ancienne nature de caractère syllabique devant se lire \\y>- Ce reste de l'écri* ture primitive s'est maintenu même en copte, car il n'est pas rare de voir une consonne employée comme une syllabe ouverte, par exemple M qui se lit 6M au commencement des mots, de même que ^^était souvent M ^. .
Il serait certainement étrange qu'une langue écrite, qui ne re* pose que sur les consonnes et où les voyelles ne jouent qu'un rôle tout à fait secondaire, comme en général les langues sémi* tiques, se fût muée en une langue reposant presque entièrement sur le système vocalique. On ne peut soutenir l'idée allemande, je n'hésite pas à le dire, qu'en jouant sur les mots dont on change le sens. Voici par exemple le mot Mie akhm. qui dans d'autres dialectes s'écrit MIH ou MHI. Quiconque regarde ce mot sans idée préconçue dira qu'il est composé d'une consonne ini* tiale et de deux voyelles qui représentent les sons e et i et qui peuvent être interverties, A Akhmim on disait mie, à Thèbes mei. Mais non, c'est un mot à trois consonnes radicales, et la forme régulière serait im li 'et, ce qui, transcrit en hiéroglyphes, serait v^^^ ou même J^^^O , les deux voyelles F et è n'étant
pas marquées. Ce mot ne serait pas à trois, mais à cinq radicales, et pour réduire leur nombre à trois il faut que >ï^y ij ne soient que des voyelles qui dans ce cas#ci seraient écrites. Je demande en outre à quelle langue appartient le mot reconstitué d'après les règles de la philologie. Ce n'est ni de l'égyptien ancien ni du copte. On dira que le mot Mie est un exemple de la dégé* nérescence profonde de l'ancien type sémitique, laquelle est, cela