‹ L'évolution de la matièreChapitre 111 sur 132 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Expénences «ur l'absence de radio«activité des corps sifflplemeat très divisés.

La division de la matière, si loin qu'on puisse la pousser, ne produit aucun des effets de sa dissociation. Ce résultat semble évident a priori, mais il n'était pas inutile de le vérifier par l'expérience.

L'état de division le plus grand sous lequel nous connaissions la matière semble être celui dans lequel les corps émettent des odeurs. Le sens de l'odorat est alors bien plus sensible que la balance du chimiste, puisque de petites quantités de substances odorantes peuvent parfumer pendant longtemps plusieurs mètres cubes d'air sans perdre sensiblement de leur poids.

Si divisées que soient ces particules, elles ne possèdent aucune des propriétés de la matière à 1 "état de dissociation, et, par conséquent, ne rendent pas l'air conducteur de l'électricité. J'ai expérimenté sur les corps les plus odorants que j'aie trouvés, l'iodoforme, la vanilline et le musc artificiel, notamment. Il suffit de les introduire dans une cuve métallique placée sur le plateau de l'électroscope. On charge ensuite ce dernier d'abord positivement, puis négativement. On constate que dans les deux cas la décharge est nulle.

Les particules dégagées par ces corps représentent donc un état de simple division et nullement de dissociation de la matière. De la matière ordinaire, si divisée qu'on la suppose, ne peut être confondue avec de la matière dont les atomes sont dissociés. La Taporisation ou la pulvérisation, qui ne touchent pas à l'atome, ne •auraient produire les mômes effets que sa dissociation.

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