Glairaut: Théorie de la ûgure de la Terre; Paris
5. Poisson : iWé/22o/re sur Véquilibre des ÛuideSy lu à l'Académie des Sciences, le 24 novembre 1828. — Nouvelle théorie de Faction capillaire; Paris, 1831.
suivant les règles de la Mécanique physique ; les conséquences auxquelles il parvient ne sauraient s'accorder avec les propositions de Laplace et de Gauss, si Ton supposait le liquide incompressible; pour retrouver les lois des phénomènes capillaires, telles que les a énoncées Fauteur de la Mécanique céleste^ il faut supposer que le liquide est compressible et que sa densité varie très rapidement au voisinage des surfaces terminales.
Ce désaccord, Poisson le tourne en objection contre la théorie de Laplace et de Gauss; en refusant la compressibilité au liquide, ils auraient « omis une circonstance physique dont la considération était essentielle et sans laquelle les phénomènes capillaires n'auraient pas lieu. »
Cette conclusion que Poisson tire de ses recherches est injuste ; la seule conclusion légitime qu'il pût en tirer se serait formulée en ces termes : Le fluide incompressible, logiquement concevable dans la Mécanique analytique, est inconcevable en Mécanique physique. « En effet, remarque Quet*, il n'y est tenu aucun compte des forces de liaison, que l'on est pourtant obligé d'admettre, si Ton veut que les liquides, supposés incompressibles, soient capables d'appuyer plus ou moins fortement leurs éléments les uns contre les autres et de transmettre les pressions à l'intérieur. La suppression de ces forces de liaison fait disparaître non seulement les phénomènes capillaires, mais aussi l'Hydrostatique tout entière et l'Hydrodynamique, et il n'est pas besoin