M. BiULLOUiN : Lo>* cit., p
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vent aussi il semble impossible de poursuivre la théorie sans adopter une loi particulière d'action,
soit le choc, soit la répulsion -5 » et, cependant, il
y a certainement, dans les équations finales, des caractères généraux qui sont indépendants de cette loi d'action. Nombreuses sont donc les difficultés; chaque auteur les surmonte comme il peut. Une dans ses idées générales, la Théorie cinétique des gaz est diverse dans ses formules; ce sont bien les mêmes idées générales que tous les auteurs se sont efforcés d'exprimer on langage mathématique ; mais, par le choix des simplifications, conscientes ou inconscientes, qu'exige la mise en équation du problème physique, chaque auteur a justifié à sa manière le vieil adage : Traduire, c'est trahir. Il y a donc des théories mathématiques diverses, et c'est une question très délicate de savoir si, sur tel ou tel point, la théorie de tel auteur est seulement imparfaite ou réellement fausse. »
Il semble bien que les partisans les plus convaincus de l'hypothèse cinétique, et, en particulier, l'illustre L. Boltzmann, aient renoncé à ramener ce chaos à Tordre et à l'unité, à tirer de cette hypothèse, aidée d'un certain nombre de suppositions secondaires, une doctrine cohérente, conforme à tous les faits révélés par l'élude des gaz parfaits. Ils paraissent se résigner à ne voir, dans les diverses formes de la théorie cinétique, que des exemples mécaniques *, qui imitent certaines pro-
1. L. Boltzmann : Leçons sur la Théorie des gaz^ traduites par A. Gallotti; t. I, p. 151 ; Paris, 1902.
priétés des gaz, qui peuvent, par voie d'analogiey donner aux expérimentateurs d'utiles indications *, mais qui n'expliquent point la constitution réelle des gaz, qui ne prouvent point que la matière soit réellement formée comme le veulent les atomistes. « En présentant la théorie des gaz comme un ensemble d'analogies mécaniques, dit M. Boltzmann ^, nous indiquons déjà, par le choix de cette expression, combien nous sommes éloigné d'admettre, d'une façon ferme et comme une réalité, que les corps sont, en toutes leurs parties, composés de très petites particules. »