‹ L'évolution de la mécaniqueChapitre 6 sur 63 · Dbsgartes : Principia Philosophie^ Pars II, art. xxix · texte numérisé non relu

Dbsgartes : Principia Philosophie^ Pars II, art. xxix

2. Plus exactement, que les mouvements sont rapportés à un certain corps ou à un autre corps dont le mouvement, relativement au premier, se réduit à une translation uniforme.

Ce caractère étrange des lois de la Mécanique éclate en la loi même de Tinertie : Un point matériel, extrêmement éloigné de tout corps, se meut d'un mouvement rectiligne et uniforme. Supposons que cette loi soit vérifiée lorsqu'on rapporte le mouvement du point matériel à un certain corps regardé comme fixe; changeons notre repère; attribuons maintenant la fixité à un nouveau corps qui, tout à l'heure, était animé, par rapport au premier, d'un mouvement arbitraire ; notre point matériel isolé va décrire la trajectoire que nous voudrons, suivant la loi qu'il nous plaira de lui imposer*.

Lors donc que Descartes admettait* le principe de l'inertie, il oubliait lui-même à quelles conditions une explication est recevable en sa Physique.

1. On trouvera une étude historique complète de cette question dans l'ouvrage que voici : Heinrich Streintz : Die pbysikaliscbe Grundlagen der Mechaniky Leipzig, 1883.

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