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« E. Gayot, Le chien, p. 386,
pour les habituer à saisir les moutons parles oreilles, d'attacher un morceau de pain à cette oreille *. De même, sans aucun dressage préalable, ils se mettent à courir tout naturellement non pas sur mais autour d'un troupeau de moutons et cela sans tracasser en rien les animaux qu'ils surveillent5.
J'ai insisté sur les procédés et les effets du dressage du chien d'arrêt. Pour une étude de l'évolution de la morale humaine, scientifiquement faite, en dehors de tout préjugé, ces faits sont de la plus haute importance. Ils éclairent toutej la question.
Il existe, on le sait, chez le chien, bien d'autres penchants artificiels et cependant héréditaires. J'en citerai encore quelques-uns. Les antiques théories ayant, qu'elles soient justes ou non, obtenu l'assentissement général, peuvent sq soutenir sans preuves. Il en va tout différemment pour les théories révolutionnaires comme les nôtres.
« Un jeune terrier, dit A. Knight, dont les ascendants avaient été employés à détruire des putois, entra dans mra colère violente, en voyant pour la première fois un putois] Un épagneul le regardait faire avec indifférence ; mais pouri suivait une bécasse avec un transport auquel à son tour k terrier ne comprenait rien 3. » Tôt canes, tôt sensus.
De même les chiens dressés à la chasse au renard s'y abandonnent avec une ardeur, qui semble étonner les chien: étrangers à ce sport 4.
Franklin rapporte la curieuse histoire <Je deux chiens, ui terre-neuve et un mâtin, qui tombèrent ensemble à la nier juste au moment où ils se livraient un furieux combat sur II jetée de Donaghadee.
i. Gayot, lac. cit.